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Pourquoi coupons-nous des arbres ?

mis à jour le 11/01/2021

Pourquoi coupons-nous des arbres ? Remplace-t-on les arbres coupés ? La direction des espaces verts et du paysage répond à toutes ces questions.

 

Une question sur la coupe d'arbres ?

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Pourquoi coupons-nous les arbres alors qu’ils n’ont pas l’air abîmé ?

L’aspect d’un arbre ne suffit pas à connaître son état de santé. En plus de l’observation à l’œil nu, les experts ont recourt à des outils spécifiques tels que marteaux, résistographes, tensiomètres... Quatre caractéristiques sont à prendre en compte :

  • La résistance mécanique, autrement dit sa solidité. Elle dépend d’un bon enracinement, de l’exposition au soleil, de sa capacité à lutter contre les conditions météorologiques (vent, tempête, sécheresse, etc.).

  • L’état sanitaire général de l’arbre, c’est-à-dire de ses racines, de son tronc, de ses principales branches. Il peut être altéré par la présence de bois mort, de parasites, de champignons, etc.

  • L’état mécanique qui porte sur l’état des plaies, des fissures présentes sur l’arbre.  

  • Le mode de conduite qui précise le type de croissance (en forme libre ou en rideau).

Une évaluation régulière de ces quatre paramètres permet à chaque arbre de bénéficier d’une intervention ciblée et adéquate.

 

Remplace-t-on les arbres coupés ?

Le Département gère 28 000 arbres ; en moyenne, 350 sont coupés chaque année et 600 sont plantés, soit près de deux fois plus.

Concrètement, deux cas de figure sont possibles :

  • Soit la coupe concerne toute une rue ou de tout un tronçon, et le Département remplace les arbres.

  • Soit seul un ou quelques arbres sont coupés, pour cause de vieillissement, maladie, etc. et dans ce cas, ils ne peuvent pas être remplacés immédiatement par le Département. Pourquoi ? Parce qu’un jeune arbre, juste replanté, nécessite un arrosage particulier. Si les plantations sont dispersées géographiquement, cela pose des problèmes de gestion et il n’est pas possible d’assurer cet arrosage indispensable à la reprise des végétaux. En revanche, une convention est proposée aux communes et communautés d’agglomération : le Département peut mettre à leur disposition des arbres pour qu’elles puissent remplacer, si elle le souhaite, ceux coupés.

 

Pourquoi ne coupez-vous pas l’arbre à côté de chez moi alors que vous avez coupé ceux sur le bord de la route ?

Le Département gère le patrimoine arboré du domaine départemental. Il ne peut intervenir que dans ce cadre, autrement dit : uniquement sur les routes, berges et parcs départementaux.

 

Pourquoi les arbres ne sont-ils pas tous taillés de la même façon ?

La taille répond à trois enjeux : se fondre dans le paysage urbain, ne pas être un danger pour les usagers, pousser correctement. Tailler les arbres permet de surveiller efficacement leur croissance et de préserver leur santé. Cela évite aussi qu’à cause du poids de certaines branches, l’arbre se penche ou s’affaisse d’un côté. 

En ville, il existe principalement deux façons de tailler les arbres :

  • En forme libre. C’est le fait pour un arbre de pousser « naturellement », en suivant les contraintes météorologiques.

  • La taille en rideau. C’est l’inverse, une forme architecturée, rectiligne, est donnée à l’arbre au fur et à mesure de sa croissance.

En ville, il faut prendre en compte un certain nombre de contraintes telles que la signalisation ou l’éclairage public, et harmoniser le paysage. La taille en forme libre n’est pas toujours possible et doit se limiter aux cimes des arbres. En revanche, la taille en rideau répond parfaitement aux contraintes urbaines.

 

Pourquoi n’utilise-t-on pas les pieds d’arbres ? Peut-on y faire pousser des plantes ?

C’est possible. Le Département propose un partenariat aux communes, aux communautés d’agglomération et même aux riverains.

Seule exception : quand un arbre vient d’être planté. Les trois premières années de la vie d’un arbre sont primordiales, et cela est d’autant plus vrai en ville car les conditions y sont difficiles pour le bon développement de l’arbre (pollution, espace réduit, manque d’eau, etc.). Les jeunes plantations sont donc arrosées régulièrement durant une période de confortement de trois ans. Le pied d’arbre doit alors être libre pour permettre au Département d’intervenir et de garantir la bonne adaptation de l’arbre. Au-delà de cette période, les racines s’adaptent à l’environnement citadin et deviennent autonomes. Il est alors possible de fleurir les pieds d’arbres.

 

Utilise-t-on des pesticides pour faire pousser les arbres ?

Non. L’objectif premier du Département est de protéger durablement l’environnement (lien). Il s’est d’ailleurs engagé dans une politique « zéro pesticides ». Les arbres plantés le long des routes départementales n’ont pas été soumis à un traitement phytosanitaire depuis plus de vingt ans.

Il est d’autant peu intéressant d’utiliser des pesticides que la pollution ou les maladies ne sont pas les principaux facteurs limitant le développement des arbres ; la principale difficulté est plutôt le stress dû au manque d’eau.

L’expérience du Département montre que le patrimoine arboré ne présente pas de problème sanitaire. Sa gestion efficace a été récompensée : le Val-de-Marne est à ce jour, le seul département lauréat du grand prix national de l’arbre.  

Gestion durable des espaces verts départementaux

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