Conseil départemental

La vanne anti-crue du canal de Joinville-Saint-Maur est opérationnelle

La vanne anti-crue du canal de Joinville – Saint-Maur a été testée avec succès dans la nuit du lundi 15 novembre 2021.

Créteil, le 16 novembre 2021

La vanne anti-crue du canal de Joinville–Saint-Maur a été testée avec succès dans la nuit du lundi 15 novembre, en présence d’Olivier Capitanio, président du Département, Chantal Durand, vice-présidente en charge de l’eau et de l’assainissement, et Hervé Gicquel, vice-président en charge des finances, de la commande publique, de l’évaluation des politiques publiques et du développement numérique. En cas de crue, cette vanne permet de réguler le débit de l’eau, protéger les habitants et réduire l'impact des inondations dans les villes riveraines de la Marne, soit 15 communes du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis.

Haute de 6,8 m et large de 12 m, la géante de 45 tonnes d’acier est activée lorsque la cote de 35,55m.NGF des Plus Hautes Eaux Navigables est atteinte à l’écluse de Saint-Maur amont avec une tendance à la hausse des niveaux. 

Lorsqu’elle est activée, la vanne anti-crue contrôle les débits ainsi dérivés par le tunnel de navigation et permet d’abaisser le niveau d’eau dans la boucle de Marne mais aussi en amont, jusqu’à Gournay-sur-Marne.

Le Département du Val-de-Marne assure l’entretien et les tests réguliers de fonctionnement de la vanne anti-crue de Joinville – Saint-Maur. Voies Navigables de France (VNF) est l’exploitant opérationnel. Il a la responsabilité des manœuvres de la vanne lors d’épisodes de crues, sous convention avec le Département. 

La vanne anti-crue avait été activée pour la première fois depuis plus de 20 ans en février 2021 lors des épisodes de crue. 

 

Une histoire centenaire

La dérivation de Saint-Maur est le premier aménagement mis en œuvre sur la Marne pour lutter contre les inondations, suite aux crues de 1910 et 1924. Les travaux réalisés dans les années 30 comprenaient l’élargissement du tunnel de Saint-Maur, construit sous Napoléon, l’aménagement du canal en aval du tunnel et la construction d’une écluse dans laquelle est implantée la vanne.

Lors de la crue de janvier 1955, l’aménagement a par exemple permis d’abaisser les niveaux de plus de 50 cm à Joinville-le-Pont. 

La vanne anti-crue remplacée en 2017-2018

Depuis sa construction dans les années 30, l’aménagement a été utilisé de manière continue jusqu’en 2000. Alors sous la responsabilité de l’Etat, la vanne, devenue trop vétuste, n’avait plus été actionnée depuis 2000. 

La vanne a été remplacée en 2017-2018 à l’initiative du Département, maître d’ouvrage des travaux. Le coût de remplacement de la vanne s’est élevé à 3,6 millions d’euros, financés par le Département, l’Etat dans le cadre du fonds Barnier (fonds de prévention des risques naturels majeurs), la Métropole du Grand Paris, Port Autonome de Paris et les 15 communes impactées. 

Le Département mobilisé pour lutter contre les inondations

En cas de crue, l’activation de la vanne complète les actions entreprises par le Département afin de protéger les habitants et ses équipements contre les inondations

Le Département mobilise ses équipes pour assurer quotidiennement, sur le terrain, la surveillance des murettes anti-crue et des niveaux de la Seine et de la Marne. 

En fonction de la situation, le Département peut décider de fermer tout ou partie des 450 brèches (ouvertures batardables) situées le long de ces cours d’eau. 

Le Département dispose enfin de 27 stations de pompage (stations anti-crue) qu’il peut activer afin d’éviter les débordements des réseaux d’assainissement aux abords de la Seine et de la Marne.