Conseil départemental

Vœux 2021 à la population

En raison de la crise sanitaire, le Département vous invite à une cérémonie des vœux en ligne ! Rendez-vous mardi 5 janvier à 18h30 avec Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne.

 

« Mesdames, Messieurs,

 

Alors que 2021 débute, je tenais à vous souhaiter une belle année. Comme le veut la tradition, je vous adresse mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite.

Il y a un an, à la même époque, personne n’imaginait un seul instant l’année que nous allions connaître.

2020 restera à jamais l’année de la pandémie mondiale de la Covid-19.

Permettez-moi de rendre hommage, au nom du Conseil départemental, à toutes celles et à tous ceux qui nous ont quittés des suites de cette maladie.

J’adresse également une pensée et mon soutien aux malades et à leurs proches qui subissent actuellement les effets du virus.

Cette pandémie rappelle à la société toute entière l’importance de l’hôpital public, des soignantes et des soignants publics comme privés.

Ils et elles ont été en première ligne et le sont encore aujourd’hui pour aider, rassurer et sauver dans la majorité des cas.

Si dans le Val-de-Marne, nous nous mobilisons à chaque fois qu’un service hospitalier est menacé de fermeture, il n’en reste pas moins que les conditions de travail des fonctionnaires hospitaliers se dégradent.

Je formule le vœu que cette pandémie soit l’antidote contre les coupes budgétaires pratiquées dans le service public hospitalier. Les citoyens ont exprimé leur attachement à l’hôpital public : ils doivent être entendus et demandent des actes !

Cette pandémie a des conséquences considérables dans nos vies.

L’économie de notre département est fortement touchée par l’arrêt d’activités ou le chômage partiel.

Le monde de la culture souffre tout particulièrement.

Je pense également aux restaurateurs et aux métiers du tourisme.

Je partage par ailleurs la vive préoccupation des salariés de la plateforme aéroportuaire d’Orly qui mettra plusieurs années à se remettre de ce choc violent et inédit.

Pour l’aéroport d’Orly et pour le Val-de-Marne, le plan de relance - annoncé à grands coups de communication - ne doit pas être un rendez-vous manqué.

Les 100 milliards promis doivent être accessibles aux petites et moyennes entreprises et aux collectivités, sans que cela ne devienne le parcours du combattant.

Car l’impact sur l’emploi est considérable. Il s’est fait ressentir dès les premiers jours du confinement. Par exemple, le Département enregistre plus de 5 000 nouveaux allocataires du RSA depuis un an. C’est inédit et à la hauteur de la crise sociale que nous traversons.

Malgré cela, l’Etat n’a pas prévu d’aide exceptionnelle en direction des Départements pour payer les allocataires.

Dans le Val-de-Marne, le RSA est payé à plus de 50% par le Département alors qu’il devrait être payé intégralement par l’Etat au nom de la solidarité nationale.

Malgré cette contrainte, face à la crise sanitaire et sociale, le service public déparemental est venu en aide aux populations les plus touchées.

Les collectivités territoriales se sont mobilisées, bien au-delà de leurs compétences en dépit des contraintes budgétaires qu’elles subissent.

Distributions de denrées alimentaires, de masques par millions, aides d’urgence aux personnes vulnérables, aux associations, maintien des investissements pour soutenir les entreprises locales… le Département et les communes ont apporté leurs contributions.

Comme vous le savez, à l’approche des élections départementales, la loi m’interdit de vous dresser le bilan de l’action du Département durant l’année 2020.

Je me permettrai toutefois de souligner la formidable solidarité et réactivité des forces associatives et citoyennes du Val-de-Marne.

De la cage d’escalier au quartier tout entier, l’entraide a permis de rendre cette période moins difficile à traverser. Cette solidarité « made in Val-de-Marne » fait chaud au cœur alors que l’individualisme tend à éloigner les personnes les unes des autres.

A présent, le seul espoir pour nous sortir durablement de cette situation repose sur le vaccin. Les premiers vaccins qui arrivent en France suscitent des inquiétudes. La science doit les entendre et y répondre.

Le vaccin constitue à ce jour le seul espoir de retrouver à terme une vie sociale et collective proche de ce que nous avons connu. Je souhaite que ce vaccin soit accessible à tous, partout en Val-de-Marne.

Cette crise sanitaire majeure ne doit pas nous faire oublier d’autres urgences, bien prégnantes elles-aussi dans notre quotidien : l’urgence sociale aggravée par la pandémie je l’évoquai, mais aussi l’urgence climatique.

A ce propos, si on peut se réjouir du retour prochain des Etats-Unis dans l’accord de Paris, relever le défi climatique n’en reste pas moins une tâche titanesque.

Pour limiter le réchauffement climatique, les actions internationales ne suffiront pas. Les initiatives nationales et locales sont indispensables. C’est ma conviction.

Dans ce combat, l’Etat se doit être exemplaire. Or, l’arrêt du train des primeurs, qui reliait Perpignan à Rungis, a constitué en cela un très mauvais signal. Ce train doit être remis en circulation. Il évitera ainsi des milliers de camions sur nos routes.

Le redéveloppement du transport de marchandises par le rail et les fleuves doit être privilégié : le Val-de-Marne dispose de toutes les installations nécessaires pour cela avec le port de Bonneuil, les installations ferroviaires de Valenton, Bonneuil ou de Villeneuve-Saint-Georges. Sur ce point également, l’Etat doit à présent passer de la parole aux actes !

Agir concrètement en faveur du climat passe également par l’action publique locale et par les innovations associatives et citoyennes. Cela contribue à construire une écologie populaire, accessible à toutes et à tous. Les idées venues du terrain nourrissent l’action du Département à l’image des projets écologiques choisis par les Val-de-Marnais dans le cadre du premier budget citoyen dédié aux espaces verts départementaux.

La crise sanitaire confirme le besoin et l’aspiration des habitants à disposer d’espaces verts à proximité de leur domicile.

Les enseignements de la pandémie démontrent que le système économique dominant ne peut plus exploiter ainsi la planète car il la met en danger et hypothèque son avenir et celle de l’Humanité.

Face à cela, un autre modèle de développement s’avère nécessaire.

En Val-de-Marne, département urbain aux portes de Paris, cette nécessité s’en ressent tout particulièrement. Elle trouve d’ores et déjà des traductions concrètes.

La protection de nos parcs, de nos forêts et de nos fleuves offre un cadre de vie remarquable qu’il convient de maintenir accessible au plus grand nombre en contrariant l’appétit de spéculateurs.

La préservation de terres agricoles et le développement de circuits-courts démontrent qu’une autre façon de produire et de consommer est possible.

Répondre à l’urgence climatique, c’est également proposer une véritable alternative à l’automobile individuelle.

Concrètement, le tramway T9 entre Paris, Ivry, Vitry, Choisy, Thiais et Orly circulera ce printemps 2021.

D’ici 3 ans et demi, la ligne 14 du métro arrivera en Val-de-Marne grâce à la mobilisation des élus locaux et au travail de la RATP. La ligne prolongée desservira depuis Paris, Le Kremlin-Bicêtre, Gentilly, Villejuif, L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue, Thiais et l’aéroport d’Orly.

Quelques mois plus tard, la ligne 15 Sud devrait circuler d’Est en Ouest, d’Arcueil-Cachan à Bry-Villiers-Champigny, reprenant point par point le projet pensé dès 2006 par l’association ORBIVAL.

Il y a quelques jours à peine, le marché de réalisation de la ligne 15 Est du métro a été lancé par la Société du Grand Paris. Cette troisième ligne de métro supplémentaire reliera Champigny, Nogent, Le Perreux, Fontenay-sous-Bois à la Seine-Saint-Denis.

Avec ces grands projets structurants, le soutien des forces associatives et citoyennes, la préservation des espaces naturels, les actions des collectivités et des entreprises, le Val-de-Marne est en mouvement face à l’urgence climatique.

Nous le devons aux générations futures. Cela contribue concrètement au mieux vivre ensemble dans ce Département.

Ces actions, dans leur diversité, dessinent l’avenir du Val-de-Marne et de sa jeunesse. Ces actions préparent « l’après » : nous devons rebondir et à notre échelle, préparer le monde de demain, celui que nous léguerons aux générations futures.

Un avenir synonyme de justice sociale, de refus des discriminations, d’emplois durables et de lutte contre le réchauffement climatique.

Dans le Val-de-Marne, nous disposons d’atouts formidables pour parvenir à une société plus égalitaire, plus juste et plus durable. La diversité de nos communes, de nos cultures, de nos parcours constitue autant de point d’appui pour l’avenir.

Le Val-de-Marne de demain s’écrit dès aujourd’hui.

C’est ce message optimiste, empreint d’espoir et d’action que je souhaitais vous adresser pour débuter la nouvelle année.

Bonne et heureuse année à vous toutes et tous. Prenez bien soin de vous. »

 

Christian Favier,
Président du Conseil départemental du Val-de-Marne

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