Cadre de vie

Réouverture de la Bièvre

Recouverte au début du XXe siècle sur une partie de son parcours, la Bièvre aval fait l’objet d’un important projet d’aménagement en faveur de l’environnement et du bien être des riverains.

Affluent de la Seine, la Bièvre prend sa source à Guyancourt dans les Yvelines et traverse 4 autres départements : l’Essonne, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et Paris. C’est une rivière de 33 km de long, dont le bassin versant abrite 780 000 habitants. A l’amont dans les Yvelines, l’Essonne et les Hauts de Seine, elle s’écoule à l’air libre, alors qu’à l’aval, d’Antony à Paris, elle a été recouverte et enterrée.

La Bièvre a pourtant joué un rôle majeur dans l’aménagement des villes du Val-de-Marne et dans leur développement économique. De nombreuses industries, notamment des blanchisseries et des tanneries, s’étaient ainsi installées le long de la rivière au XIXème siècle. Cependant, de plus en plus polluée par ces usages industriels, la Bièvre devient insalubre et génératrice de mauvaises odeurs, au point qu’il est décidé, de 1870 à 1960, de la recouvrir progressivement, pour des raisons sanitaires, et de l’enfermer dans un ouvrage en béton.

C’est ainsi qu’en Val-de-Marne, avec le développement de l’urbanisation et de l’assainissement de la vallée, la Bièvre fut finalement intégrée au système d’assainissement de l’agglomération parisienne, et gérée en tant que collecteur des eaux pluviales.


Tracé de la Bièvre dans le Val-de-Marne

Aujourd’hui, avec les habitants, la vie revient en Bièvre…

La Bièvre aval fait aujourd'hui l’objet d’un important projet d’aménagement en faveur de l’environnement et du bien-être des riverains. Elle se découvrira aux Val-de-Marnais en 2016.

La renaissance de la Bièvre est le fruit d’actions militantes portées depuis plusieurs décennies par les élus locaux, les associations et les riverains. Elle est emblématique d’un changement d’époque, d’une nouvelle approche de la nature en milieu urbain. Il devient urgent de préserver la biodiversité menacée par l’expansion des villes et de reconquérir des espaces naturels essentiels pour la détente, les loisirs et la qualité de vie de chacun.

Cette renaissance emprunte une démarche en deux temps :

  • L’ouverture de 2 zones pilotes, de 600m chacune, à Arcueil/Gentilly et à L’Haÿ-les-Roses.
  • Une étude générale menée sur l’ensemble du parcours de la Bièvre qui permettra d’évaluer techniquement et financièrement les possibilités d’ouverture. L’objectif étant, à terme, de rouvrir la Bièvre partout où cela est possible.

Redonner vie à une rivière enterrée par l’homme… Dans le Val-de-Marne, ce rêve est en passe de devenir réalité.

 

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