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Culture / Sport

Les Jeux olympiques, un accélérateur du retour à la baignade dans la Marne

Depuis 1923, la baignade est interdite dans la Seine, et depuis 1970 dans la Marne. Le Département du Val-de-Marne s'est fixé pour objectif d'améliorer la qualité de l'eau en milieu naturel afin de permettre un retour à la baignade dans la Marne à l'horizon 2024.

Profiter des Jeux pour accélérer les efforts de reconquête de la qualité de l’eau

Val-de-Marne, le département de l'eau

Sur les 47 communes du département, 37 sont traversées par un cours d’eau et près de 75 % des Val-de-Marnais vivent à moins de 2 km de l’eau.

Le Département du Val-de-Marne offre la particularité d’être traversé par un fleuve, la Seine (sur 15 kilomètres), et par 6 rivières : la Marne, rivière la plus longue de France, (sur 24 kilomètres), la Bièvre, le Morbas, l’Yerres, le Réveillon et le Ru de Rungis. Il possède également 3 plans d’eau importants : celui du Parc interdépartemental des sports de Choisy-le-Roi, le lac de Créteil et la Plage Bleue de Valenton. Cette forte présence de l’eau est un atout écologique et sociétal qu’il est impératif de préserver, tout en se protégeant contre les risques d’inondations auxquels une large portion du territoire est exposée et en prévenant les épisodes de sécheresse, de plus en plus fréquents.

La perspective d’organiser dans la Seine et la Marne certaines épreuves olympiques et paralympiques en 2024 a conduit l’ensemble des acteurs compétents à accélérer leurs efforts de reconquête de la qualité de l’eau dans ces deux cours d’eau. 

Un retour à la baignade comme héritage des Jeux 

Alors que le Département du Val-de-Marne n’accueillera aucune épreuve sportive, à l’exception de l’épreuve du contre-la-montre cycliste qui passera par Vincennes et Fontenay-sous-Bois, il assurera un rôle essentiel en accueillant une trentaine de Centres de Préparation aux Jeux (CPJ) répartis sur 16 communes.

La proximité du département avec les sites olympiques sera un atout fort pour les sportifs, leur permettant de s’acclimater à l’environnement et aux conditions réelles pour Paris 2024. Parmi la trentaine de CPJ, 3 d’entre eux concernent des sports nautiques :

  • La société d’encouragement de sport nautique à Nogent-sur-Marne
  • Le centre d’aviron Marne et Joinville
  • La base nautique Roland Bouchier de Champigny-sur-Marne

Si la qualité de l’eau aux abords de ces CPJ est primordiale pour un bon accueil des délégations sportives, mais également dans une optique plus pérenne de baignabilité en Val-de-Marne, elle l’est aussi pour les habitants du Val-de-Marne. La Station d’épuration des eaux pluviales est l’illustration de la stratégie en matière de qualité de l’eau et de baignabilité voulue par le Département, et participe au développement et à l’attractivité du Val-de-Marne.

Mais la baignabilité de ces sites repose sur plusieurs facteurs, au premier rang desquels la qualité bactériologique de l’eau. À ce titre d’importants efforts sont déjà menés afin de mettre en conformité les branchements d’assainissement ou de créer d’éventuels réseaux manquants. 

Améliorer l'assainissement de l'eau

La réduction de la pollution rejetée dans le milieu naturel est au cœur des actions du service public départemental d’assainissement. Le Département répond ainsi à des enjeux de santé publique et d’amélioration de la qualité de l’eau de la Seine et des 5 rivières qui traversent le Val-de-Marne. 

Plus de 150 millions d'euros en 2023 pour la baignabilité de la Marne et de la Seine, dont un tiers pour la mise en conformité des mauvais branchements d’assainissement.
L'organisation d'épreuves de natation et de triathlon dans la Seine pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024 constitue l'opportunité historique de relancer la baignade dans la Seine, mais aussi dans la Marne, son affluent. Il y a 10 ans, le "Plan bleu" du Conseil départemental du Val-de-Marne amorçait déjà une réappropriation de leurs cours d'eau par les habitants. Aujourd'hui, la baignade est à portée de main. 

Le Département du Val-de-Marne mobilise plus de 150 millions d'euros en 2023 pour la baignabilité de la Marne et de la Seine, dont un tiers pour la mise en conformité des mauvais branchements d’assainissement. 

Le Département a un rôle de première importance dans l’amélioration de la qualité de l’eau de la Marne en tant que propriétaire et gestionnaire d’un réseau d’eaux usées et pluviales : 

  • Les eaux usées, transportées par les réseaux départementaux, sont traitées dans les stations d’épuration gérées par le Syndicat interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne. Une fois assainies, elles retournent au milieu naturel. 
  • Par ailleurs, dans un territoire fortement urbanisé comme celui du Val-de-Marne, la gestion des eaux de pluie joue également un rôle déterminant sur la pollution des cours d’eau (station de dépollution des eaux pluviales - SDEP). 

Si le rendez-vous olympique à Paris en 2024 agit comme un accélérateur dans la conduite des projets portés par les acteurs de l’eau et de l’assainissement, il a également rappelé que le retour de la baignade dans la Marne et la Seine s’inscrit prioritairement dans une démarche de reconquête écologique, de développement durable et tout simplement d’un acte citoyen qui devra nécessairement se poursuivre au-delà de l’année 2024.

Le Département du Val-de-Marne s'est lancé un défi : créer les conditions d'une meilleure qualité de vie pour tous. 

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