Risque de privatisation d’Aéroports de Paris : le Val-de-Marne est concerné, donnez votre avis !

Le projet de privatisation du groupe Aéroports de Paris concerne directement le Val-de-Marne et sa population. Une séquence démocratique inédite est en cours. Les Val-de-Marnais et les Val-de-Marnaises ont leur mot à dire.

Après la mobilisation de 248 parlementaires, une consultation citoyenne nationale a lieu actuellement pour obtenir un référendum d’initiative partagée. Pour le provoquer, il faut que 4,7 millions de Français inscrits sur les listes électorales signent d’ici au 12 mars 2020.

Si l’objectif est atteint, la population votera pour ou contre la privatisation et décidera de l’avenir des Aéroports de Paris.

 

Soutenir la demande de référendum

Pour soutenir le texte, il faut :

  • être inscrit sur les listes électorales de sa commune,
  • se munir de sa pièce d’identité

Trois solutions sont possibles :

 

Les risques pour l'Aéroport d’Orly

L’Etat est actuellement l’actionnaire majoritaire du groupe Aéroports de Paris, aussi appelé ADP. Un projet de loi prévoit la privatisation du groupe et de ses aéroports, dont Orly.

La privatisation, si elle a lieu, présente des menaces pour le Val-de-Marne et sa population. En effet, il est à craindre une forte attente de rentabilité de la part des futurs actionnaires privés d’ADP.

Pour l’unique aéroport d’Orly cela représente :

  • Un danger pour plus de 100 000 emplois locaux
  • Un risque d’intensification du trafic aérien, avec des décollages et des atterrissages plus fréquents et rapprochés
  • Une remise en cause des horaires de couvre-feu. Actuellement un couvre-feu interdit le survol des avions avant 6h00 du matin, et après 23h30. En cas de privatisation, une remise en cause des horaires de couvre-feu serait possible. Cette densification du trafic aérien risque d’augmenter les nuisances sonores et d’aggraver l’impact sur l’environnement.

Le Conseil départemental du Val-de-Marne s’est déjà prononcé sur le sujet en votant à l’unanimité un vœu contre la privatisation, lors de la séance du 18 mars 2019.