Conseil départemental

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Solidarités

Concilier sa vie professionnelle et son rôle d'aidant

Afin d’accompagner un proche en perte d’autonomie importante ou en fin de vie, des dispositions sont prévues par la loi pour les salariés du privé et les fonctionnaires. Dans le cadre de son schéma pour l'autonomie, le Département accompagne encore un peu plus les aidants. 

Selon le baromètre Carac et Opinion Way de 2017, 44% des aidants font part de leur difficultés à concilier leur rôle avec leur vie professionnelle. Des dispositions sont prévues par la loi pour soulager les aidants au quotidien. Certaines peuvent être prises en charge par l'APA et la PCH, délivrées par le Conseil départemental. 


Le congé de proche aidant 

Mis en place depuis l'automne 2020 dans sa version améliorée, ce congé s'adresse aux aidants d'un parent en perte d'autonomie, d'un conjoint malade, d'un enfant en situation de handicap...

Sa durée maximale est de trois mois mais il peut être renouvelé, sans pouvoir dépasser un an sur l'ensemble de la carrière du salarié. Le montant de l'allocation journalière du proche aidant (AJPA) est fixé à 52,08 € pour un aidant qui vit seul et à 43,83 € pour une personne vivant en couple. Elle est versée par les caisses d'allocations familiales (CAF) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA).L'aidant a droit à un maximum de 22 AJPA par mois. L'indemnité peut être versée à la demi-journée, sauf pour les demandeurs d'emploi.

 

Fonctionnaires : la disponibilité et le temps partiel 

Les fonctionnaires peuvent bénéficier de deux dispositifs proches du congé de proche aidant :

  • La disponibilité

Un fonctionnaire en disponibilité cesse d'exercer son activité professionnelle pendant une certaine période. Il ne bénéficie plus de sa rémunération et de ses droits à l'avancement et à la retraite. Un fonctionnaire a  le droit de demander sa disponibilité pour donner des soins à un proche, conjoint ou parent, atteint d’une maladie grave ou d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne. La disponibilité est accordée pour une durée maximum de trois ans avec possibilité de renouvellement.

  • Le temps partiel de droit

Un fonctionnaire a le droit d’obtenir un temps partiel pour donner des soins à un proche, conjoint ou parent, atteint d’une maladie grave ou d'un handicap nécessitant la présence d'une tierce personne.
> En savoir plus : www.service-public.fr

 

Congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale permet au salarié de s'absenter pour assister, sous conditions, un proche en fin de vie. Le congé débute à l'initiative du salarié. Il peut être indemnisé et peut être pris de manière continue ou fractionnée. Il peut aussi être transformé en période d'activité à temps partiel.

 

L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP)

L’AJAP, versée en cas d’accompagnement d’une personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, peut être attribuée au bénéficiaire d’un congé de solidarité familiale, à une personne qui suspend ou réduit son activité professionnelle (travailleur non salarié, exploitant agricole, profession libérale...) ou à un demandeur d’emploi indemnisé.

 

Aider son proche soi-même en étant rémunéré

Il est possible d’être rémunéré pour l'aide apportée à son proche en devenant son salarié. Il s’agit de l’emploi direct ou du gré à gré qui permet à la personne aidée de devenir l’employeur de son aidant.

  • Si la  personne en perte d’autonomie n’est pas bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), elle peut employer librement toute personne, y compris un membre de sa famille, en tant qu’aide à domicile.
  • Si elle bénéficie de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), elle peut employer un membre de sa famille, à l’exception de son conjoint, concubin ou partenaire de PACS.
  • Si elle bénéficie de la prestation de compensation du handicap (PCH) elle peut employer un membre de sa famille, y compris son conjoint, concubin ou partenaire de PACS, sous certaines conditions.

L’APA et la PCH contribuent à la prise en charge des dépenses.

 

Retraite et vie d'aidant

Les aidants d'enfant ou adulte en situation de handicap ayant cessé une activité professionnelle peuvent bénéficier, sous certaines conditions, de l’assurance vieillesse d’un aidant familial qui garantit une continuité dans les droits à la retraite.

En tant qu’aidant d’un enfant ou d’un adulte en situation de handicap, il est possible de bénéficier d’une majoration de durée de l’assurance vieillesse d’un trimestre par période de 30 mois, dans la limite de 8 trimestres.

Les aidants d'enfant en situation de handicap percevant la prestation de compensation handicap (PCH) peuvent continuer à prétendre à une retraite à taux plein dès 65 ans au lieu de 67 ans à condition d’avoir interrompu leur activité professionnelle pour accompagner un proche pendant au moins 30 mois consécutifs. 

 

Enfin, dans le cadre de son schéma pour l'autonomie, le Département travaille avec des partenaires pour adapter les dispositifs d'accompagnement des aidants à leur vie professionnelle. Notamment en proposant des initiatives et actions ouvertes, le soir et le week-end.

Pour en savoir plus sur les dispositifs d'aides aux aidants, consultez le site aidants.fr

 

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