Conseil départemental

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Vie associative / Citoyenneté

S'engager contre les inégalités liées à l’orientation sexuelle et au genre

Dans la continuité de son engagement pour une société plus égalitaire, le Département signe la charte LGBT+ de l'association l'Autre Cercle. Ce geste symbolique s’inscrit dans le combat contre toutes les discriminations et notamment celles fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

LGBT : sigle regroupant les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. 

En 2020, le Conseil départemental du Val-de-Marne signe la Charte d'engagement LGBT+ de l'association L'Autre Cercle. Ce document atteste de l’engagement des signataires à lutter contre les LGBTphobies.

Pour l’association, cette charte est "un marqueur d’engagement au plus haut niveau, qui d’un côté, conforte ou rassure les personnes concernées, et de l’autre, impose un cadre de respect et d’obligation pour les réfractaires."

 

L'enjeu : continuer la lutte contre toutes les discriminations

Le Département du Val-de-Marne est mobilisé depuis une vingtaine d’années dans la lutte contre les stéréotypes sexistes, l’éducation à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans la continuité de son engagement pour une société plus égalitaire, le Département s’inscrit là dans le combat contre toutes les discriminations et notamment celles liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre, et plus largement contre toutes les formes de LGBTphobies.

L’engagement du Département du Val-de-Marne dans la lutte contre les LGBTphobies envoie un message fort quant aux valeurs d’égalité et de respect qu’il souhaite défendre. Ainsi, au-delà de l’obligation légale qui incombe aux collectivités en tant qu’employeuses, la lutte contre les LGBTphobies relève d’une conviction pour une société plus juste. 

 

Pour une collectivité encore plus inclusive 

En choisissant de s’engager dans la lutte contre les LGBTphobies, le Département, devra privilégier un travail en interne sur les pratiques et représentations de l’ensemble des agentes et agents, afin de respecter ses obligations en tant qu’employeur et d’appliquer le principe d’exemplarité de la fonction publique.

Un message fort quant aux valeurs d’égalité et de respect que le Département souhaite défendre
Les 4 grands axes auxquels s’engagent les signataires de la Charte sont :

  • Créer un environnement inclusif pour les collaborateurs et les collaboratrices LGBT+ ;
  • Veiller à une égalité de droits et de traitement entre tous les collaborateurs et toutes les collaboratrices quelles que soient leur orientation sexuelle et identité sexuelle ou de genre ; 
  • Soutenir les collaborateurs et collaboratrices victimes de propos ou d’actes discriminatoires ;
  • Mesurer les avancées et partager les bonnes pratiques pour faire évoluer l’environnement professionnel général.

 

Un contexte critique, une urgence à agir

L’association SOS Homophobie montre, dans son rapport sur l’homophobie 2019, que les violences LGBTphobes ont connu une hausse importante en 2018 :

  • + 66 % d’agressions physiques
  • + 42 % des cas de lesbophobie.

Une partie de ces données s’expliquent par une augmentation du nombre de témoignages enregistrés par l’association (+ 15 %), dans un contexte post-MeToo de libération de la parole. Mais ils démontrent aussi une hausse réelle des cas de LGBTphobies, reflet d’une réaction LGBTphobe décomplexée face aux avancées sociétales des dernières années.

Dans la fonction publique, les discriminations sont prohibées par l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983, qu’elles concernent les titulaires, les stagiaires ou les contractuelles et contractuels.

Pourtant, en 2014, une enquête du Défenseur des Droits et de l’Organisation Internationale du Travail révélait que 35 % du personnel de la fonction publique territoriale affirment avoir déjà fait l’objet de discrimination dans le cadre de leur travail et que 34 % déclarent avoir été témoins de discrimination au travail.

Sur le problème spécifique des LGBTphobies, elles et ils considèrent à 29 %, qu’être lesbienne, gay, bisexuel, bisexuelle ou trans, constitue un inconvénient pour l'embauche. La transidentité est identifiée comme la situation la plus délicate : 73 % des personnes demandeuses d’emploi considèrent qu’être une personne trans constitue un inconvénient à l’embauche.

Pour les personnes LGBT+, la crainte des discriminations sous toutes leurs formes – directes et indirectes mais aussi harcèlement discriminatoire ou instruction de discriminer – entraine une autocensure. D’après le Défenseur des Droits dans une enquête de 2012, 1 à 2 millions de personnes cacheraient leur orientation sexuelle au travail en France et une personne sur trois pense que, révéler son orientation sexuelle à son entourage professionnel peut avoir un impact négatif sur la carrière.

 

INFO + : L’association l’Autre Cercle, fondée en 1998, accompagne les acteurs et actrices du monde professionnel pour une meilleure prise en compte dans leurs pratiques des enjeux liés aux LGBTphobies. En 2013, l’association rédige sa Charte d’engagement LGBT. 

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