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Vie associative / Citoyenneté

Violences faites aux femmes : 4 axes forts de l'action départementale

L’action départementale de lutte contre les violences faites aux femmes se structure autour de quatre axes majeurs : prévention et sensibilisation ; formation des professionnels ; travail en commun et partenariat ; prise en charge des victimes. En partenariat avec d'autres acteurs, le Département se mobilise contre les violences sexistes et sexuelles.

Lutte contre les violences faites aux femmes : des équipes à votre écoute

  1. Prévention et sensibilisation
  2. Formation des professionnels
  3. Travail en commun et partenariat
  4. Prise en charge des victimes

 

Axe 1 : Prévention et Sensibilisation

Les actions de prévention et de sensibilisation sont une première étape dans la lutte contre les violences faites aux femmes. L’information des citoyens mais aussi des équipes départementales est nécessaire tant pour donner des éléments de connaissances sur les différentes formes de violences, que pour permettre de comprendre, de protéger et de trouver les solutions d’accompagnement et de prise en charge en fonction des situations de violences identifiées.

    En direction du grand public

    • Diffuser la plaquette d’information sur les violences conjugales. En 2011, une plaquette à destination du grand public a été éditée pour donner les principales informations sur ce qui concerne les violences conjugales. Cette plaquette a été rééditée en 2021.
    • Améliorer la visibilité de la question des violences conjugales sur le site valdemarne.fr
    • Diffuser les outils de sensibilisation sur le territoire en mettant à disposition des expositions. Ces expositions sont utilisées en interne pour différentes initiatives en direction des agents. Elles sont également prêtées gratuitement dans le Val-de-Marne à des collectivités, des associations, des réseaux locaux de lutte contre les violences faites aux femmes ou des établissements scolaires.

    En direction des jeunes, des collégiens

    • Utiliser un outil de prévention abordant les violences dans l’espace numérique. 
    • Agir en matière de prévention contre le sexisme et le cyber sexisme auprès des jeunes de 16-25 ans dans les établissements scolaires franciliens. Il est apparu pertinent et nécessaire de prévenir et de sensibiliser au-delà des établissements scolaires, et particulièrement au-delà des collèges. L’objectif était donc de permettre de travailler avec les jeunes sortis du système scolaire qui sont de fait moins touchés par la prévention. Dès 2017, le Département a financé l’association « Femmes Solidaires » afin de mener des ateliers dans les Espaces Dynamiques d’Insertion ainsi que dans les « Ecoles de la Seconde Chance » afin de sensibiliser les jeunes aux questions d’égalité femmes/hommes, de lutte contre les stéréotypes et d’histoire du droit des femmes.

    En direction des agents départementaux

    • Améliorer la visibilité de la question des violences conjugales sur l’intranet.
    • Sensibiliser par des rendez- vous réguliers en Visio conférences et grâce à l’espace collaboratif « agir pour l’égalité ». Dans le cadre des conférences estivales de l’Observatoire de l’Egalité une séance intitulée « Du crime passionnel au féminicide : un sujet enfin pris au sérieux ? », a permis d’aborder la question des violences faites aux femmes sous l’angle de l’actualité.
    • Sensibiliser et former au repérage des violences sexistes et sexuelles au travail. Une formation à destination des encadrants a été organisée avec l’AVFT (Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail contre les violences) en fin d’année 2021 et d’autres sessions seront organisées en 2022.

     

    Axe 2 : Formation des professionnels

    Former l’ensemble des professionnels permet de renforcer et mieux appréhender la culture commune, de faire émerger ce sens commun nécessaire au développement des pratiques professionnelles et d’avoir un discours partagé et cohérent et ainsi de mieux accompagner les victimes.

      En direction des professionnels

      • Fournir un socle commun de connaissances aux professionnels sur les violences conjugales. Ce socle commun de connaissances a été défini comme un document de référence mettant en perspective des ressources fondamentales : connaissances du cycle de la violence, connaissances juridiques, éléments de repérage des manifestations visibles ou plus insidieuses de la violence, conséquences des violences sur les adultes et les enfants, la question du positionnement professionnel, le travail en réseaux et son articulation avec les partenaires.

        Ce document a été largement diffusé auprès des réseaux locaux de lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales, aux villes partenaires, aux associations. Enfin, le document est également accessible sur Intranet et disponible sur l’égalithèque du Centre Hubertine Auclert. Dans la continuité de l’action précédente, le « Socle Commun de Connaissances sur les Violences Faites aux Femmes » a abordé dans un Volet 2 la question des cyber violences.
         

      • Echanger et améliorer la connaissance des professionnels. Dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le Département du Val-de-Marne a initié l’organisation d’un colloque à destination des professionnels et des partenaires. L’objectif est d’améliorer la connaissance des professionnels du Département et de permettre l’échange avec l’ensemble des partenaires sur une thématique précise liée aux violences faites aux femmes.
         
      • Diffuser les outils du Centre Hubertine Auclert. Il s’agit d’informer et de sensibiliser les directions sur l’existence des différents outils mis à disposition par le Centre Hubertine Auclert sur les violences faites aux femmes :

      En direction des agents départementaux

      • Centraliser les offres de formation concernant les violences faites aux femmes sur l’Intranet

       

      Axe 3 : Travail en commun et partenariat

      Agir en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes nécessite un travail conjoint et partenarial de l’ensemble des acteurs.

      Piloter et co-piloter les réseaux locaux de professionnels sur les violences conjugales et intrafamiliales

      Initiés il y a plus de 10 ans sur le territoire du Val-de-Marne, ces réseaux locaux sont pilotés ou co-pilotés par les EDS ou les villes. Ils sont un atout majeur dans la lutte contre les violences faites aux femmes et permettent un véritable maillage territorial.

       

      Créer un groupe de « personnes ressources » assistants sociaux des EDS

      L’objectif est de favoriser les échanges entre les travailleurs sociaux des EDS afin d’améliorer leurs connaissances et de partager leurs pratiques dans l’accompagnement social en faveur des personnes victimes de violences conjugales reçues en EDS.

       

      Soutenir less associations

      Soutien aux associations qui œuvrent en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Ainsi, en 2021, le Département a apporté son soutien financier à :

      • Tremplin 94 – Solidarité Femmes pour le développement du TGD (Téléphone Grand Danger), 12 000 euros et 5000 euros pour la Mirabal. L’initiative "La Mirabal", pour l’égalité et contre les violences faites aux femmes, a été créée en 2010. Cette manifestation sportive val-de-marnaise est portée par l’association et réunit différentes institutions et structures associatives oeuvrant pour les droits des femmes.
      • Femmes Solidaires pour l’organisation d’ateliers de lutte contre le sexisme, le cybersexisme et le cyber harcèlement à destination de jeunes de 16 à 25 ans, 10 000 euros
      • Collectif Féministe Contre le Viol pour le développement de son activité sur le Département du Val-de-Marne, 5 000 euros
      • Association des Elu‧es contre les violences faites aux femmes (ECVF), cotisation à hauteur de 1 395 euros
      • Femmes en résistance, pour le soutien à une famille, suite au décès de Franciele Alves da Silva, assassinée par son ex-conjoint, dans ses démarches juridiques concernant notamment la garde des enfants, le rapatriement du corps au Brésil, 4 000 euros

       


       

      Axe 4 : Prise en charge des victimes

      Prévenir, sensibiliser, former, développer une culture commune et travailler en partenariat permettent une meilleure prise en charge et un meilleur accompagnement des victimes de violences. A cela doit s’ajouter la mise en place de dispositifs spécifiques et d’outils à destination des professionnels permettant la prise en charge concrète des victimes et leur accompagnement.

      Expérimenter l’outil « Violentomètre » afin de mieux dépister les victimes

      Le « Violentomètre » a été expérimenté dans le cadre d’entretiens individuels dans les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF). L’objectif est que cet outil testé par des professionnels des CPEF formés aux violences puisse être à la fois un outil de communication à destination des jeunes femmes afin de les sensibiliser aux violences conjugales, mais aussi, un outil professionnel utile au dépistage des violences dans le cadre d’entretiens individuels confidentiels.

      Accueillir les femmes victimes de violences dans des structures d’hébergement d’urgence

      Le 2 janvier 2019, une structure d’accueil de première urgence pour les femmes victimes de violences a ouvert sur le territoire : résidence Marielle Franco. Financée à 80% par le Département et à 20% par l’Etat via la DRIHL (direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement), cette structure accueille les femmes victimes de violences avec ou sans enfant, pour une période de 2 mois maximum (soit 15 jours renouvelables 3 fois) sur orientation du Service Intégré d'Accueil et d’Orientation (SIAO) Urgence du Val de Marne et de la Mission Hébergement Logement du Département.

      La structure d’accueil et d’hébergement d’urgence Marielle Franco ayant démontré sa forte utilité, la DRIHL a décidé de porter le projet d’ouverture d’une seconde structure d’accueil et d’hébergement d’urgence destinée aux femmes victimes de violences. Cette seconde structure, Olympe de Gouges, a ouvert dans le courant de l’été 2020 et permet de couvrir l’ensemble du territoire. Les orientations s’effectuent donc maintenant sur ces deux structures en fonction des places.

      Parallèlement à ces structures d’hébergement d’urgence, la mission hébergement logement (MHL) travaille à construire un réseau de logements relais avec les villes. Au 15 novembre 2021, 21 villes sont intéressées par le dispositif de mise en réseau ou déjà engagées, et 9 logements sont ainsi mis à disposition du dispositif géré par la MHL.

      En interne, au sein de la collectivité, un service a mis en place des permanences pour accueillir les agentes départementales victimes de violences.

      Contribuer au dispositif « Téléphone Grave Danger » (TGD)

      Le Département du Val-de-Marne a été signataire en partenariat avec l’État et la Région, en 2014, d’une convention mettant en oeuvre sur le Val-de-Marne, un dispositif visant à renforcer la protection des femmes victimes de violences conjugales en très grand danger : les « Téléphones Grave Danger ». Les téléphones dotés d’un système d’alerte direct, permettent aux femmes victimes de violences d’être secourues dans un temps très court en cas de danger imminent.

      En 2021, le Département a co-financé 20 téléphones dans le cadre du dispositif « téléphone Grave Danger »

      Expérimenter un protocole entre les commissariats et les EDS

      Il s’agit de la mise en place d’un protocole entre le Conseil départemental et l’Etat pour améliorer la coordination entre les commissariats et les Espaces Départementaux de Solidarité pour l’accueil des femmes victimes de violences.

      Participer à la "Commission départementale de lutte contre la prostitution"

      Le Conseil départemental participe à la « Commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle » sur les parcours de sortie de prostitution et l’accompagnement social et professionnel. En Val-de-Marne, la mise en oeuvre du dispositif est assurée par l’association du Mouvement du Nid, avec la création d’un mi-temps d’éducatrice.

      Soutenir les associations

      Il s’agit de valoriser, développer et soutenir le travail des associations sur la lutte contre les violences faites aux femmes et de développer leurs implantations sur le département, en soutenant financièrement les activités et les initiatives. Des contacts réguliers avec les associations sont organisés par l’observatoire.

       

      >> Lire le rapport égalité femmes-hommes dans le Val-de-Marne (édition 2021)

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