Conseil départemental
×

Vigilance canicule et épisode de pollution : les services départementaux restent ouverts et s’organisent. Retrouvez plus d'informations ici

Contamination du monde et inégalités environnementales

mis à jour le 09/11/2017

Avec Thomas Le Roux, historien de l’environnement et des risques, et Fabrice Flipo, philosophe des sciences et techniques.
Les effets des activités humaines sur l’environnement se sont transformés en pollutions globales, le climat se réchauffe, les espèces disparaissent. En parcourant l’histoire de cette contamination du monde, Thomas Le Roux et Fabrice Flipo montrent qu’elle n’est pas inéluctable, mais qu’il s’agit avant tout d’un fait social.

Informations pratiques

Conférence Jeudi 16 novembre de 19h30 à 21h
Accueil du public à 19h00 autour des apéros de Cécile de la Ressourcerie La mine. 

Rendez-vous à la Maison de l’environnement, 66 rue de la Division du Général Leclerc à Arcueil - RER B Laplace 

Bus: V1, V4, 323, 380, 184. Vélib: face au 11 Av. Paul Doumer, Arcueil
 

Thomas Le Roux

Thomas Le Roux, historien, CNRS, et membre du Groupe de recherche en histoire environnementale (GRHEN de l’EHESS).

Ses recherches portent sur l’histoire environnementale, économique et sociale, et plus particulièrement l’histoire des risques et des nuisances industrielles et minières et l’histoire de la santé au travail aux XVIIIe et XIXe siècles. Il a dirigé l’ouvrage Risques industriels. Savoirs, régulations, politiques d’assistance, fin XVIIe–début XXe siècles (Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2016) et codirigé (avec Michel Letté) Débordements industriels. Environnement, territoire et conflit, XVIIIe–XXIe siècles (Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2013), et est également l’auteur de Le Laboratoire des pollutions industrielles, Paris, 1770–1830 (Paris : Albin Michel, 2011) et Les paris de l’industrie, 1750–1920. Paris au risque de l’industrie (Grane : Créaphis, 2013)..

Publication: 

La Contamination du monde. Une histoire des pollutions à l'âge industriel

François Jarrige

Thomas Le Roux

Autrefois sources de nuisances locales circonscrites, les effets des activités humaines sur l’environnement se sont transformés en pollutions globales. Le climat se réchauffe, les mers s’acidifient, les espèces disparaissent, les corps s’altèrent : en rendre compte d’un point de vue historique permet de ne pas sombrer dans la sidération ni dans le découragement face à un processus qui semble devenu inéluctable. Car le grand mouvement de contamination du monde qui s’ouvre avec l’industrialisation est avant tout un fait social et politique, marqué par des cycles successifs, des rapports de force, des inerties, des transformations culturelles. En embrassant l’histoire des pollutions sur trois cents ans, à l’échelle mondiale, François Jarrige et Thomas Le Roux explorent les conflits et l’organisation des pouvoirs à l’âge industriel, mais aussi les dynamiques qui ont modelé la modernité capitaliste et ses imaginaires du progrès.

Fabrice Flipo

Philosophe des sciences et techniques, Fabrice Flipo est maître de conférences en développement durable à Télécom Ecole de Management, où il donne des cours sur les risques environnementaux et technologiques majeurs. Ses recherches portent sur la crise écologique, la société de l'information la mondialisation et la modernité. Il est l’auteur principal de l'étude « Technologies numériques et crise environnementale : peut-on croire aux TIC vertes? » (2009), et de nombreux ouvrages, dont récemment : Le Développement Durable (Bréal, 2011), La décroissance, (La Découverte, 2010).

Publications :

Un climat d'injustice. Crise et inégalités écologiques

REVUE MOUVEMENTS

Les riches peuvent-ils échapper aux désastres écologiques dont ils sont les premiers contributeurs ? Les pauvres sont-ils condamnés à dégrader l'environnement ? À la différence des dossiers classiques sur les inégalités, celui-ci aborde deux problèmes nouveaux. Le premier est la cosmopolitisation des sociétés ; nos modes de vie sont transnationaux, et les critères de l'égalité, qui étaient traditionnellement déterminés, sont remis en question. Le second est l'évolution de la définition de la richesse. Les deux points convergent finalement vers la question du lien social. L'écologie politique a élaboré une théorie convaincante de protection de la nature, mais elle a échoué à fournir une théorie du lien social. Inversement le marxisme et le libéralisme ont fourni des théories du lien social, assises sur l’exploitation de la nature. Comment dépasser cette dichotomie ?

La face cachée du numérique. L’impact environnemental des nouvelles technologies

Fabrice Flipo, Michelle Dobré et Marion Michot

Les nouvelles technologies, en dématérialisant les activités humaines, permettraient de réduire l’impact de la croissance sur la biosphère, voire, pour les plus enthousiastes, pourraient résoudre la crise environnementale.

Si le monde numérique semble virtuel, les nuisances, elles, sont pourtant bien réelles : que ce soit sur le plan énergétique (la consommation des centres de données dépasse celle du trafic aérien, une recherche sur Google produit autant de CO2 que de porter à ébullition de l’eau avec une bouilloire électrique, etc.), par l’utilisation d’une quantité considérable de matières premières pour la fabrication des appareils électroniques, notamment des minerais précieux dont l’extraction provoque des conflits armés, ou encore par l’accroissement permanent de la masse de déchets d’équipements électroniques particulièrement polluants.

Dans ce travail précis et informé, les auteurs montrent l’impact environnemental réel du numérique en s’appuyant sur de nombreuses études. Ils démontent de manière implacable le mythe d’une nouvelle économie propre et écologique.

A lire aussi