La qualité de l'eau de baignade, d'hier à aujourd'hui

mis à jour le 17/06/2019

La qualité de l'eau est un enjeu important pour la baignade. Quel rôle a-t-il joué dans l'histoire ? Serait-il différent aujourd"hui ?

Informations pratiques

Mardi 11 juin 2019 à 19h30

Accueil avec apéritif artisanal, bio et local à 19h00  

Gare au Théâtre, tél: 01 43 28 00 50

13, rue Pierre Sémard, 94400 VITRY-SUR-SEINE

RER C, Station Vitry-sur-Seine

Réservation conseillée : UPEDD@valdemarne.fr

 

Avant de plonger dans la Seine ou dans la Marne, quelques précautions s’imposent. La première est essentielle : s’assurer que l’eau du fleuve ou de la rivière est propice à la baignade.

Avec Eve Karleskind

Directrice des Services de l’Environnement et de l’Assainissement du Département du Val-de-Marne

La qualité de l’eau de nos fleuves et de nos rivières dépend en grande partie de la qualité de ce qui y est rejeté. En tant que propriétaire et gestionnaire d’un réseau d’eaux usées et pluviales, le Département du Val-de-Marne a un rôle de première importance. Dès sa création, le Département du Val-de-Marne s’est doté d’un service public de l’assainissement pour gérer sur son territoire les ouvrages hérités de l’ancien département de la Seine. Les eaux usées, transportées par les réseaux départementaux, sont traitées dans les stations d’épuration gérées par le Syndicat interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne. Une fois assainies, elles retournent au milieu naturel.


Bassin de rétention de Chevilly-Larue. Photo Michael Lumbroso

Par ailleurs, dans un territoire fortement urbanisé comme celui du Val-de-Marne, la gestion des eaux de pluie joue également un rôle déterminant sur la pollution des cours d’eau. Étant donnés la densité de population du territoire et l’historique de son aménagement, l’assainissement francilien est complexe et imbriqué. Dans ce contexte, les réseaux départementaux sont structurants, et la résolution d’exploiter le service public d’assainissement en régie donne au Département l’ingénierie et les moyens humains de s’engager dans un objectif volontariste en faveur de la baignade. En parallèle, le Conseil départemental est aussi animateur du Plan bleu du Val-de-Marne, démarche qui fédère acteurs publics, associatifs et économiques territoriaux nécessaires à la gestion de l’eau et constitue un réseau participatif fortement impliqué dans le projet de baignade.

et Elise Lewartowski

Responsable de l’action culturelle et éducative, Archives départementales du Val-de-Marne

La baignade en rivière est un marqueur fort de l’histoire des loisirs. Elle s’est inscrite dans le cadre du développement des transports en région parisienne et de la législation réduisant le temps de travail. Mais elle est aussi révélatrice de la libération du corps et le progrès de la pratique sportive, notamment féminine. Les baignades sont d’abord sauvages. Mais l’apparition des plongeoirs, puis de la valorisation de la plage de sable et pontons avec cabines incorporées vont signer le développement du confort et la gestion par des organismes privés, puis publics. C’est l’histoire de cette gestion de la baignade qui regroupe une variété de statuts et d’acteurs qui s’enquièrent de la sécurité publique, du contrôle de la légalité et qui finira avec l’interdiction de se baigner dans les eaux de la Seine et de la Marne.

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