Transformation écologique personnelle et sociale

mis à jour le 12/09/2017

Val de Marne en Transition et Ressourcerie La mine, deux initiatives citoyennes qui organisent la solidarité et les modes vies durables au niveau local.
Rencontre avec Jean Paul Grange et Régis Pio.

Informations pratiques

Rencontre mardi 17 octobre de 19h30 à 21h
Accueil du public à 19h00 autour des apéros de Cécile de la Ressourcerie La mine. 

Rendez-vous à la Ressourcerie La mine, 74 avenue de la convention à Arcueil - RER B Laplace, bus 184, 162 , 323 Valouette arrêt Louis Frebault  

Jean-Paul Grange de Val de Marne en Transition

Jean-Paul Grange est responsable de la communication de l’association Sucy environnement et Transition à Sucy-en-Brie et coordinateur du mouvement des Villes et Territoires en Transition dans le Val-de-Marne.

Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes. Rob Hopkins, enseignant en permaculture, est parti du constat que la raréfaction inéluctable et imminente des ressources en pétrole, cumulée avec les conséquences du changement climatique, allaient changer radicalement nos modes de vie. Ainsi, il ne suffirait pas de le dénoncer mais il faudrait "s’y préparer" matériellement et psychologiquement. Le mouvement a essaimé un peu partout dans le monde.

Dans le Val-de-Marne, 7 associations locales sont réunies dans "Val de Marne en Transition" : Boucles de la Marne en Transition, Champigny en Transition, Créteil en Transition, Fontenay en Transition, L’Haÿ les Roses en Transition, Sucy Environnement et Transition et Thiais en Transition.

Régis Pio de la Ressourcerie La mine 

La mine est une association à but non lucratif qui porte un projet de ressourcerie. Elle collecte et valorise des déchets encombrants pour revendre des objets de réemploi et de réutilisation à prix modiques, en sensibilisant son public aux gestes éco-citoyens de réduction des déchets (choix de consommation, entretien des objets, produits de seconde vie…). Il s'agit d'un projet environnemental autant que social et solidaire de proximité, avec un atelier chantier d'insertion.  Ce projet favorise la mixité sociale avec un café associatif, véritable lieu de rencontre et d'échange. Elle contient aussi un FabLab  pour faire face à l’obsolescence programmée des appareils électroniques. Grâce à ses activités, La mine a créé 14 emplois locaux dès son ouverture en décembre 2016.

La Transition urbaine est ausi à la radio

En guise de manifeste de la transition

 "Si nous attendons les gouvernements, ça sera trop peu et trop tard

- Si nous agissons individuellement, ça sera trop peu

- Si nous agissons en tant que communautés, ça sera peut-être assez, peut-être juste à temps."

(Rob Hopkins)

Qu'est-ce que la transition ?

"La Transition est un mouvement qui nait en 2005 et ne cesse de prendre de l’ampleur. Il est composé de citoyens qui ont décidé d'agir au niveau local pour répondre aux défis majeurs de notre époque. En se rassemblant, ils parviennent à inventer des solutions. Ils favorisent une culture de solidarité qui prend soin de l'individu, du groupe et de la nature. Ils se réapproprient l’économie, stimulent l’entrepreneuriat, réimaginent le travail, apprennent de nouvelles compétences et tissent des toiles de liens et de soutien. Leurs débats sont courageux, les changements qu’ils génèrent sont extraordinaires".  Le Guide Essentiel  de la Transition. 

Manuel de Transition, De la dépendance au pétrole à la résilience locale, Rob Hopkins, Ecosociété et Science, 2010

Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées… Plus d’ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d’avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d’une telle autonomie ?  

C’est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s’adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques.

Villes en transition, le mouvement et son contexte

Pour une contextualisation de ce mouvement, et pour comprendre sa différence avec les autres mouvements issus de la société civile pour la préservation de l’environnement, l’article "Villes en transition : imaginer des relocalisations en urgence" de Luc Semal et Mathilde Szuba est très intéressant :  

Définitions

"Ce qui donne le ton général du réseau des Villes en transition, c’est en premier lieu l’importance accordée à la thématique du pic pétrolier".

Pic pétrolier : "c’est ce moment peut-être proche, à partir duquel la production mondiale de pétrole se mettra à décliner inévitablement d’année en année (…). Ce n’est pas la fin du pétrole, mais la fin du pétrole abondant et bon marché, ce qui est déjà bien assez pour gravement déstabiliser les équilibres économiques et institutionnels auxquels nous sommes habitués…"

Permaculture : "mode d’aménagement écologique du territoire, visant à concevoir des systèmes stables et autosuffisants et à produire de la nourriture en renforçant l’écosystème".

Relocalisation : le réseau Villes en transition a décliné cette thématique à une grande variété de domaines : l’agriculture, priorité des priorités (par exemple en plantant des arbres fruitiers dans les lieux publics), mais aussi l’économie (avec des expériences de monnaies locales), l’énergie, la démocratie, l’éducation, le tourisme, la santé…

Résilience : "notion centrale proposée par les Villes en transition : la résilience, entendue comme la capacité d’un ensemble ou d’un système à encaisser un choc exogène sans s’effondrer de manière chaotique, et même au contraire à "rebondir" après ce choc pour aller de l’avant. […] Le principal objectif des groupes de transition est donc de "reconstruire la résilience locale" de leur commune, une résilience "collective" qui, d’abord, permettrait au groupe de ne pas s’effondrer en situation de stress alimentaire ou énergétique, et ensuite, d’essayer de construire des modes de vivre ensemble désirables dans le contexte annoncé de l’après-pétrole"

Ressourcerie La mine

La mine est une association à but non lucratif qui porte un projet de ressourcerie sous forme d’atelier de chantier d’insertion.

La mine c'est :

  • un projet environnemental avec la collecte et la revalorisation de biens usagers
  • un projet social et solidaire de proximité avec un atelier chantier d'insertion permettant l'embauche et l'accompagnement de personnes éloignées de l'emploi (jeunes, chômeurs de longue durée...)
  • un projet qui favorise la mixité sociale avec un café associatif hébergé dans la ressourcerie qui est un véritable lieu de rencontre et d'échange
  • un projet dans l'air du temps avec la création d'un FabLab  pour faire face à l’obsolescence programmée des appareils électroniques.

La ressourcerie La mine collecte les petits meubles, la vaisselle, la décoration de Noël, les bibelots, les livres, le textile, les jeux pour enfants mais aussi les outils en double ou les petits appareils électriques.

Pour être donnés, ces objets du quotidien dont vous n'avez plus besoin doivent être en bon état d’utilisation.

Grâce à ses activités, La mine a créé 14 emplois locaux dès son ouverture.

Son activité de collecte à domicile est gratuite sur demande à collecte@ressourcerie-la-mine.com sur les villes d’Arcueil - Cachan et Gentilly.

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