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⚠ Déconfinement : reprise d’activité progressive

Le Département du Val-de-Marne prend les mesures nécessaires pour assurer la réouverture progressive de ses services publics. Il souhaite garantir avant tout la sécurité du public et du personnel. Tenez-vous informés dans l'article régulièrement mis à jour.

Pensez à appeler le 39.94 avant tout déplacement dans les équipements départementaux.

L’art et la matière

mis à jour le 18/05/2017

Des sculptures en forme de morceaux de puzzle au collège Matisse, à Choisy-le-Roi, des céramiques s’inspirant de la BD au collège Rol-Tanguy, à Champigny, des photos de femmes célèbres au collège Simone de Beauvoir, à Créteil, des vitraux sérigraphiés de Eva Nielsen à Gustave-Monod à Vitry… Les collèges du département forment un musée hors les murs. Suivez le guide!

"Lucite" (2014) d'Eva NIELSEN au collège Gustave-Monod - Photo : M.Lumbroso

Elle surgit parfois de manière spectaculaire, comme cette statue de douze mètres de haut représentant un professeur en blouse blanche, avec une tête de cerf. Elle s’impose dès le hall d’entrée ou se découvre dans les couloirs, mais dans tous les cas elle surprend, interroge, fait réagir. Elle, c’est l’œuvre d’art associée à tout équipement public et donc à tous les collèges. Elle est souvent réduite à une appellation, quand bien même l’artiste l’a baptisée d’un joli nom. Elle, c’est le fameux « 1 % artistique », soit une œuvre dont le coût équivaut à 1 % du budget de la construction de l’établissement, hors TVA et études convient-il de préciser.

Petit rappel des faits : depuis 1951, les pouvoirs publics passent commande à des artistes afin de soutenir la création et sensibiliser les usagers des équipements publics. Jusqu’en 1982, les collèges relevaient de la responsabilité de l’État, flambeau qu’ont repris les Départements après les lois de décentralisation. Le Val-de-Marne a ainsi installé une trentaine d’œuvres dans les collèges depuis 1982.

L’esprit des lieux

Fruits de la démarche artistique de l’artiste, ces créations résonnent avec le lieu. À Orly, Aymeric Ebrard érigera une sculpture à l’entrée du nouveau collège Desnos, inspirée des dessins réalisés par le poète. À Villejuif, Christophe Cuzin a saisi l’émotion des anciens du quartier et de l’équipe éducative à l’annonce de la décision de démolir l’ancien établissement, autrefois école primaire par laquelle sont passées bien des générations. Il a reproduit le tracé des murs de l’ancienne école sur tout le rez-de-chaussée du nouveau collège : une ligne bleue continue traverse la cour de récréation, les salles de classe, les couloirs, pigmentant les carrelages, les linos, le bitume…

Rendez-vous à la récré à Vladivostok…

 

"Freetown" (2012) d'Elisabeth BALLET au collège Amédée Laplace - Photo : A.Bachellier

C’est une autre histoire qui s’inscrit sur le sol du collège Amédée Laplace, à Créteil. Élisabeth Ballet a choisi 310 noms de villes côtières, îles et lacs et les a gravés sur des médaillons ronds en laiton. L’artiste a voulu « aider les élèves à se faire le récit du voyage imaginaire ou réel qui reste à faire pour grandir, et que seul l’éducation permet ». Le placement des médaillons correspondant à leur juste positionnement sur la carte du monde, ils se situent dans tous les recoins du collège. « Chaque année, les professeurs de géographie font travailler les élèves de 6e sur des pans de la carte pour leur faire composer un planisphère. L’œuvre est discrète, quelque peu effacée dans la cour, mais j’aime beaucoup la carte imaginaire qu’elle dessine, confie Jacques Rusin, le principal. J’aimerais proposer à l’artiste de revenir sur les lieux. »

Le poids des mots, le charme des photos

Deux artistes, pour ne parler que des plus œuvres les plus récentes, ont travaillé avec les collégiens pendant la réalisation de l’œuvre. Ainsi, Robert Milin a recueilli la parole des adolescents pendant toute une année. Il a retenu une quinzaine de phrases, qu’il a inscrites dans des caissons lumineux formant comme un signal dans les couloirs du collège Lucie Aubrac, à Champigny. À Vitry, c’est munis d’un appareil photo que des élèves ont suivi peu à peu le travail d’Eva Nielsen : la plasticienne a centré son œuvre sur les thèmes de l’eau et du paysage, en relation avec l’implantation de l’établissement en plein coteau, avec vue sur la vallée de la Seine.

Que réalisera l’artiste qui sera retenu pour le futur collège Camille Pissaro, à Saint-Maur ? Réponse dans quelques semaines, après la délibération du comité artistique, prévue avant l’été.

Retrouvez quelques-unes des œuvres récentes sur le site du MAC VAL