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Vacciner son enfant contre les infections à papillomavirus humains (HPV)

Vaccin HPV
Crédit photo : Alain Bachellier
Elisabeth Iraola, sage-femme

Avec Élisabeth Iraola, sage-femme, coordinatrice et conseillère technique à la direction de la PMI, au Département du Val-de-Marne.

Photo : David Merle

Qu'est-ce que les infections à papillomavirus humains (HPV) ?

Le HPV est une famille composée d’une multitude de types de virus.

Seuls ceux dits « à haut risque » peuvent conduire au développement de cancers.

Quand vacciner son enfant ?

La vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour toutes les filles et pour tous les garçons âgés de 11 à 14 ans.

Elle peut être pratiquée jusqu’à 19 ans mais elle est d’autant plus efficace que les jeunes filles et les jeunes garçons n’ont pas encore été exposés au risque d’infection par le HPV.

Attention : la vaccination ne protège ni contre tous les cancers du col de l’utérus, ni contre toutes les lésions précancéreuses mais vient renforcer les mesures de prévention. Donc, même vaccinées, il est indispensable
pour les femmes de bénéficier d’un dépistage et d’effectuer chaque année, un examen gynécologique
.

HPV et cancer du col de l'utérus

De nouvelles modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est dû à une infection persistante par un papillomavirus humain (HPV), qui se transmet par voie sexuelle. Son développement se fait de manière très progressive, sur plusieurs années.

Depuis 2019, de nouvelles modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus sont proposées aux femmes de plus de 30 ans.

Jusqu’à présent, le dépistage du cancer du col de l’utérus était réalisé par une "cytologie", c’est-à-dire une étude des cellules, à partir d’un prélèvement du col (frottis) chez les femmes entre 25 et 65 ans.

En 2019, la Haute autorité de santé et l’Institut national contre le cancer ont recommandé le test HPV pour les femmes de 30 à 65 ans, en remplacement de la cytologie. Il s’agit également d’un frottis, mais il est
plus efficace. De plus, en cas de test HPV négatif, un intervalle plus long, de cinq ans, est à prévoir entre deux dépistages. Rien ne sert d’en faire trop souvent, car l’infection évolue lentement et cela entraînerait des
examens inutiles, anxiogènes et coûteux.

Le test peut être effectué par une sage-femme ou un médecin, notamment dans les centres départementaux d’éducation et de planification familiale (CPEF).

Modalités de l'examen

L’examen est pris en charge par l’Assurance maladie depuis avril 2020. Il peut s’effectuer pendant la grossesse.

Avant 30 ans, il n’est pas recommandé car les infections à HPV transitoires sont fréquentes chez les femmes jeunes. Leur détection les exposerait à des traitements inappropriés.

 

Cet article a été publié dans le magazine Les p'tits Mômes.

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