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Acteurs et stratégies pour lutter contre le dérèglement climatique

mis à jour le 23/03/2015

Aux niveaux mondial, européen et français, les acteurs se mobilisent afin d’encadrer la lutte contre les effets du réchauffement climatique, suivant deux stratégies complémentaires : réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences déjà en marche.


illustration Hélène Pouille

Comment peut-on agir ?

La réduction des risques liés au changement climatique passe par deux champs d’action complémentaires :

  • L’atténuation est une stratégie visant à réduire les sources d’émissions de GES et/ou à en augmenter les « puits de carbone », c’est-à-dire les organismes, telles les forêts, qui piègent le CO2 et l’empêchent de se disperser dans l’atmosphère.
  • L’adaptation au changement climatique représente l’ensemble des ajustements réalisés pour en limiter les impacts négatifs et en maximiser les effets bénéfiques. L’objectif de la stratégie d’adaptation est de réduire l’exposition et la vulnérabilité aux aléas climatiques. Les actions d’adaptation supposent, par exemple, d’éloigner les logements des zones inondables, ou de penser les constructions différemment en leur permettant d’être plus adaptées à des étés plus longs et chauds etc.

L’atténuation  traite donc les causes du changement climatique alors que l’adaptation concerne les impacts. Ces deux stratégies sont indissociables : sans une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre (atténuation), on risque d’atteindre un seuil critique au-delà duquel l’adaptation pourrait devenir extrêmement difficile, voire impossible. Plus l’atténuation sera efficace, moins l’adaptation sera coûteuse.

 

Pourquoi des négociations internationales sur le climat et qu’est-ce que les COP ?

Les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas de frontières, c’est pourquoi ces deux stratégies doivent être pensées à l’échelle mondiale.

Le premier traité international visant à éviter les impacts anthropiques dangereux pour le climat a ainsi été adopté en 1992 à Rio de Janeiro, sous forme de Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), qui reconnait 3 principes :

  • Principe de précaution : l’incertitude scientifique quant aux impacts du changement climatique ne justifie pas de différer l’action.
  • Principe de responsabilité commune mais différenciée : toutes les émissions ont un impact sur le changement climatique mais les pays les plus industrialisés portent une responsabilité accrue de la concentration actuelle de GES.
  • Principe du droit au développement économique : les actions de lutte contre le changement climatique ne doivent pas avoir d’incidence néfaste sur les besoins prioritaires des pays en développement qui sont, entre autres, une croissance économique durable et l’éradication de la pauvreté.

Depuis 1995, les 195 pays membres de la CCNUCC se réunissent à la fin de chaque année pour la COnférence des Parties (COP) au cours desquelles doivent être pris les engagements majeurs en matière de lutte contre le dérèglement climatique sous forme d’un accord à l’échelle planétaire.

C’est tout l’enjeu de la COP 21 qui se tiendra fin 2015 à Paris-Le Bourget et qui devra aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C. Pour en savoir plus

 

Les engagements de la France dans la lutte contre le changement climatique

La France a souhaité prendre part de façon significative à l’effort mondial de lutte contre le changement climatique, et s’est fixé plusieurs échéances :

Pour 2020 :

  • Diminuer de 20% les émissions de GES par rapport à 1990 ;
  • Porter la part d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale à 23% ;
  • Améliorer l’efficacité énergétique de 20%.

Pour 2030 : Diminuer de 40% nos émissions de GES par rapport au niveau de 1990.

Pour 2050 - Le facteur 4 : diviser par 4, soit diminuer de 75%, nos émissions de GES par rapport au niveau de 1990.

Ces objectifs par paliers permettent de s’inscrire dans une trajectoire réaliste pour atteindre les objectifs à 2050 et à défaut de réajuster les niveaux d’effort à fournir. En effet il est important d’enclencher, dès à présent, des actions et des démarches en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique qui devront par la suite s’intensifier :

  • certaines sont en effet applicables rapidement et à un coût raisonné (ex : mettre en place des équipements plus performants donc moins énergivores pour le chauffage, l’éclairage …),
  • d’autres impliquent des réformes plus structurelles et un temps plus long d’accompagnement au changement ou de mise en œuvre (ex : la création de réseaux de chaleur urbains alimentés par la géothermie, la création de nouveaux réseaux de transport en commun tel que le Grand Paris qui peut s’étaler sur 10 à 15 ans entre la préfiguration et la mise en route effective).

En France comme à l'international, c'est une mobilisation à toutes les échelles qui permettra de lutter contre le réchauffement climatique, on compte sur vous !