Conseil départemental

Les 2€ de la solidarité au festival de l’Oh !

mis à jour le 26/11/2015

Evénement festif autour de l’eau qui mêle l’art, la science et le patrimoine, le festival de l’Oh !, à chaque printemps, s’inscrit dans une dimension internationale en soutenant un projet de solidarité en lien avec les questions de l’eau. Quel est le bilan de cette action ?


Action au Vietnam (édition 2014)

De quoi s’agit-il ?

Chaque année, au festival de l’Oh !, les habitants du Val-de-Marne ont la possibilité de découvrir leurs rivières avec un autre regard, grâce aux croisières organisées sur chaque escale. Pour embarquer il suffit de payer 2€ par personne et par journée, qui sont ensuite reversées à une association pour financer un projet spécifique de solidarité internationale dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Les festivaliers participent ainsi directement à l’amélioration des conditions de vie d’une autre communauté à l’autre bout de la planète. Depuis la création du festival de l’Oh! en 2001, il est intéressant de tirer le bilan des « 2€ de la solidarité ».  

Premier constat : une action qui reflète la diversité des problématiques liées à l’eau.

De 2002 à 2015, les 2€ ont financé en partie des projets particulièrement diversifiés qui démontrent la place centrale de l’eau dans chaque société, où qu’on soit dans le monde :
- La question de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, et donc à l’hygiène, est majeure dans les différents projets financés. Sur 14 années, 8 à 9 projets visent à améliorer l’adduction ou la qualité de l’eau potable au Salvador, en Afrique du Sud, au Vietnam, au Niger, en Inde et en Moldavie.
- Mais cette question se double de la nécessité d’une gestion durable et raisonnée de la ressource en eau, en prenant en compte la préservation de la biodiversité. C’est le cas de l’édition 2015, visant à augmenter le couvert végétal d’une source en Haïti, pour faciliter son approvisionnement via les eaux de pluie, qui ruissellent sur le sol après une déforestation au lieu de s’infiltrer dans la terre pour alimenter les nappes. En 2007 et 2008, les projets soutenus visaient également à préserver les écosystèmes naturels existants, en luttant contre les espèces envahissantes des milieux aquatiques au Mali (2007) ; et en préservant le rôle de stockage et environnemental d’une mare au Burkina Faso, en 2008.
- Autre risque lié à l’eau : les inondations qui détruisent les habitations et dégradent les conditons de vie longtemps après la décrue. Au Salvador en 2012, la communauté d’Ahuachapán a ainsi pu financer la mise en place d’une zone d’expansion des crues pour prévenir les inondations, tandis qu’au Vietnam en 2014, le projet visait à éviter la déscolarisation des enfants lors des inondations.
- Enfin, n’oublions pas la culture et le patrimoine, qui paraissent plus éloignés des questions de l’eau, et sont pourtant essentiels : en Algérie, l’édition 2006 visait à restaurer des puits traditionnels, dans une oasis en plein désert, afin de stocker les eaux de pluie grâce à des méthodes traditionnelles séculaires, qui permettent de ne pas épuiser définitivement les nappes phréatiques. Découvrir la vidéo présentant l'action réalisée en Algérie (3 min)

Autre exemple plus marginal : le projet d’utilisation de la voie d’eau, au Brésil, pour promouvoir l’accès aux livres et à la culture, en 2005, grâce à la création d’un bateau-bibliothèque. Ce projet n’a malheureusement pas pu voir le jour, en raison d’un changement de municipalité à Bélem intervenu entre-temps, et c’est le seul échec de ces 14 années de solidarité. Les fonds collectés ont pu être affectés à d’autres projets de coopération décentralisée cette année-là.

      
Deuxième constat : un soutien financier non négligeable


Action au Salvador à Ahuachapan (édition 2012)

Le montant collecté grâce aux 2€ de la solidarité dépend du succès du festival chaque année, c’est-à-dire du nombre de festivaliers qui empruntent les embarcations du festival, ce qui dépend beaucoup des conditions météorologiques au moment du festival. De ce fait, ce montant a varié de 6 800 € en 2014 (journées pluvieuses) à 30 129 € en 2004. L’année 2012 a constitué la deuxième recette plus importante avec 25 789 € collectés.

L’apport du festival n’est pas négligeable lorsqu’il s’agit de micro-projets, qui peuvent changer durablement les conditions de vie d’une communauté. Sur trois éditions, le soutien du festival a ainsi représenté plus de 80% du montant total du budget :
- en 2007 au Mali : lutte contre les espèces envahissantes aquatiques (82,6% du montant du projet) ;
- en 2009 au Niger : construction de latrines, de points d’eau et de puisards dans un collège (96,4% du montant du projet) ;
- en 2015 en Haïti : protection de la source Chivreuil en renforçant le couvert végétal de son bassin versant et en sensibilisant la population (95,8% du montant du projet).

Vous pouvez retrouver le récapitulatif des actions de solidarité internationale soutenues par les différentes éditions du festival de l’Oh ! en cliquant ici.


Carte postale des 2 € de la solidarité - Festival de l'Oh ! 2013

Du Salvador au Niger en passant par l’Afrique du Sud ou le Vietnam, les festivaliers participent ainsi depuis 2002 à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le monde. Alors, prêts à participer aux 2 € de la solidarité au prochain festival de l’Oh ! en 2016 ?