Les impacts du dérèglement climatique sur le cycle de l’eau


Source : fiche pédagogique des agences de l’eau et de l’ONEMA

Le changement climatique est désormais une réalité et les premiers impacts se font sentir sur les milieux physiques et biologiques. Ces impacts diffèrent fortement d’une région à l’autre mais les principaux sont les suivants :

  • Des évènements météorologiques extrêmes et plus nombreux : vagues de chaleur, cyclones, sécheresse des sols, submersions marines ;
  • Des écosystèmes perturbés : 20 à 30 % des espèces animales et végétales seraient menacées d’extinction ;
  • Des productions agricoles en baisse notamment à cause de l’inadaptation des cultures aux nouvelles conditions climatiques, du manque possible d’eau …
  • Des risques sanitaires accrus notamment en raison de l’avancée d’insectes vecteurs de maladies …

Ces manifestations sont principalement dues au fait que la « machine climatique » accumule de l’énergie, depuis plusieurs dizaines d’années, ce qui se traduit par un réchauffement de l’air et des océans (qui participent à hauteur de 93% à l’accumulation d’énergie). Pour en savoir plus

Ce phénomène est donc étroitement lié au cycle de l’eau avec lequel il interagit à plusieurs niveaux :

  • L’évaporation, qui se produit sous l’action du soleil : +1°C de réchauffement de l’air représente jusqu’à 7% d’humidité supplémentaire transportée par l’air. Cela signifie localement davantage de nuages et des précipitations plus concentrées.
  • Les précipitations, que l’on prévoit moins fréquentes mais plus intenses impactent de ce fait le taux d’humidité des sols, les réseaux d’eau urbains ainsi que les phénomènes de ruissellement et d’infiltration de l’eau.
  • Le ruissellement : des pluies plus denses, face à des sols de plus en plus artificialisés (bétonnées par exemple et ne permettant pas l’infiltration), peuvent engorger les réseaux hydrographiques et provoquer des inondations.
  • L’infiltration n’est donc pas favorisée par les phénomènes de pluies plus denses, qui ne rechargent plus suffisamment les nappes phréatiques.
  • S’y ajoute la fonte des glaces qui alimente les différents processus décrits ci-dessus et contribue notamment à l’élévation du niveau de la mer.

Il faut enfin rappeler que les océans et eaux superficielles, au même titre que les végétaux, absorbent une partie du dioxyde de carbone (CO2) émis par les activités humaines ce qui les rend de plus en plus corrosives ou acides (le pH de l’eau diminue), entrainant d’importantes conséquences pour la biodiversité marine (coraux et mollusques en première ligne) d’ici la fin du siècle.

Ces impacts sur le cycle de l’eau se répercutent sur la gestion de l’eau organisée pour répondre aux différents usages socio-économiques : alimentation en eau potable, assainissement, notamment.