Conseil départemental

Infos Covid et enquête Recherches et solidarités

mis à jour le 12/11/2020

Bénévoles, dirigeantes et dirigeants, quel est l’impact des mesures gouvernementales sur l’activité associative ?

Pour les bénévoles

Il est possible de participer à des missions d’intérêt général muni d’une attestation de déplacement dérogatoire et d’une attestation de l’association.

Pour les associations employeuses

Le télétravail est une obligation pour l’ensemble des travailleurs, salariés ou indépendants, qui peuvent exercer leur activité à distance.

Toutefois, peuvent poursuivre leur activité en présentiel : les professionnels du soin, ceux du service à la personne, notamment de l’aide à domicile ou de la garde d’enfants, les professionnels (mais pas les amateurs) de la culture et du sport pour le travail préparatoire aux spectacles, les répétitions, entraînements, enregistrements et les tournages.

Le dispositif d’activité partielle est prolongé jusqu’au 31 décembre 2020.

Le dispositif de fonds de solidarité est réactivé et renforcé.

Les associations et entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement pourront recevoir une indemnisation allant jusqu’à 10 000 euros, calculée notamment sur la perte de chiffre d’affaires. Une indemnisation est également prévue pour les structures restant ouvertes mais impactées par la crise sanitaire ou le confinement.

Pour les associations recevant du public

De nombreuses associations recevant du public sont fermées :

  • les bars et les restaurants (sauf pour des activités de livraison et de retrait de commandes) ;
  • les commerces autres que ceux de première nécessité (sauf pour des activités de livraison et de retrait de commandes) ;
  • les salles polyvalentes, les salles de conférence, les parcs d’attraction, les salons, foires et expositions ;
  • les salles de spectacle et les cinémas ; les salles de sport et les gymnases (les sports collectifs même en plein air sont interdits) ;
  • les établissements qui proposent des activités extrascolaires, sportives ou artistiques, comme les conservatoires ou les clubs de sport.

Les établissements restant ouverts sont notamment :

Les crèches, écoles, collèges et lycées avec des protocoles sanitaires renforcés :

  • Les établissements périscolaires, lorsqu’ils assurent la garde d’enfant le soir après l’école, et les centres de loisir le mercredi. Les activités extrasolaires sont exclues ;
  • Les établissements chargés de l’accueil des populations vulnérables et de la distribution de produits de première nécessité pour des publics en situation de précarité ;
  • Les espaces de rencontres familiaux prévus à l’article D. 216-1 du code de l’action sociale et des familles ainsi que des services de médiation familiale ;
  • Les établissements de soutien à la parentalité relevant notamment des dispositifs suivants : lieux d’accueil enfants parents, contrats locaux d’accompagnement scolaire et réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents ;
  • Les établissements d’information, de consultation et de conseil conjugal mentionnés à l’article R. 2311-1 du code de la santé publique ;
  • Les visites dans les établissements d’hébergement des personnes âgées et dépendantes (Ehpad) et maisons de retraite restent autorisées dans le strict respect des règles sanitaires ;
  • Les établissements de formation (professionnelle, militaire, enseignement artistique, permis de conduire, formation BAFA-BAFD) ;
  • Les établissements et services d’accueil du jeune enfant mentionnés à l’article R. 2324-17 du code de la santé publique - crèches collectives - haltes garderies - crèches familiales - crèches parentales - jardins d’enfants, dans les maisons d’assistants maternels mentionnées à l’article L. 424-1 du code de l’action sociale et des familles et dans les relais d’assistants maternels mentionnés à l’article L. 214-2-1 du même code ;

Retrouvez l’ensemble des informations ici.

 

L’impact de la Covid-19 sur les associations : l’enquête de Recherches et Solidarités

L’association Recherches et Solidarités a diffusé sa dernière enquête annuelle « La France associative en mouvement » pour la période de juillet 2019 à juin 2020.

Si l’étude ne traite pas exclusivement de la crise sanitaire et de son impact sur les associations, l’on constate que le nombre de créations d’associations a diminué, passant de 71 000 à 65 000, avec un net ralentissement au premier semestre 2020.

Durant et après le confinement, les associations ont dû cesser des activités, et s’adapter, notamment avec les bénévoles : relations à distance, réorganisation des activités, personnes à risques parmi les bénévoles.

Enfin, des signes visibles depuis plusieurs années se confirment : les bénévoles de plus de 65 ans sont moins nombreux, et le bénévolat occasionnel est de plus en plus fréquent. Les préoccupations demeurent ainsi la recherche de bénévoles…et de financements.

Pour en savoir plus sur l’enquête de Recherches et Solidarités.