Quoi de neuf à…Charenton-le-Pont

Depuis 3 ans, le club CNM volley-ball propose une activité de volley assis pour les équipes mixtes de personnes valides et en situation de handicap.

Interview de Jérôme LECLERCQ, secrétaire général de l’association et entraîneur bénévole

L’association compte 400 licencié.es, de l’âge de 2 ans, en motricité avec les parents, jusqu’à un âge avancé et tant que les capacités physiques permettent de pratiquer.

L’association évolue en compétition mais a aussi des activités de loisirs avec une volonté d’ouverture vers d’autres pratiques, que ce soit le soft volley, pour les personnes éloignées de la pratique sportive ou encore le volley assis.

Il y a un peu plus de 3 ans, la fédération a proposé une formation de sensibilisation au volley assis. Avec le Président, M. BEUCHET, nous avons trouvé ça très intéressant et cela correspondait à notre souhait d’ouverture vers d’autres publics…et puis, on y a pris goût !

Ça n’a pas été simple de lancer cette activité. Nous avons d’abord trouvé des personnes uniquement valides et nous avons commencé les entraînements à 5 ou 6. Puis, les premières personnes en situation de handicap sont arrivées. Aujourd’hui, le groupe est mixte avec 11 personnes valides et 3 personnes non valides.

Il faut dire qu’entre les transports, l’accès au gymnase et la nécessaire adaptation des équipements, c’est toujours plus compliqué d’avoir une pratique sportive quand on est handicapé.

Pour les personnes valides, c’est un plaisir de jeu et de partage. L’idée, ça n’est pas de « faire du social » mais d’être avec des personnes qui ont vécu d’autres choses pour le plaisir d’être ensemble.

Pour les personnes en situation de handicap, l’essentiel, c’est le lien et le partage, sans que personne ne prête attention à leur handicap. Quand on est assis, il y a pas mal de handicaps qui s’effacent : ce qui compte, c’est la dépense physique et l’amusement.

Humainement parlant et au niveau de l’apprentissage sportif, il me semble que la pratique mixte apporte un vrai plus même si le sport de compétition et les orientations nationales poussent plutôt vers le handisport exclusif.