Une page se tourne !

mis à jour le 14/12/2020

Cette newsletter sera la dernière que j’aurai eu le plaisir de superviser. A partir du mois de janvier 2021, je transmettrai le témoin à Thierry PINJON dont vous lisez les articles depuis quelques temps. Après 21 ans de mise en place et de pilotage de ce dispositif, j’ai le sentiment d’avoir eu la chance de vivre une tranche de vie passionnante, rencontré des personnes formidables, notamment au sein du service des sports. J’ai beaucoup appris et je ne remercierai jamais assez tous ceux qui m’ont fait confiance et ceux qui m’ont accompagné tout au long de ces années. Les rencontres et les échanges avec les entraîneurs ont toujours été une source d’inspiration. J’espère que ce travail aura apporté une petite contribution à un principe qui aujourd’hui est largement partagé : la conception d’une préparation physique qui, parce qu’elle est au service de la préservation de la santé des sportifs, est finalement au service de la performance.

En deux décennies, les mentalités ont beaucoup évolué. Il est loin le temps où certains pensaient que seuls les médecins étaient habilités à parler de santé. Aujourd’hui le sport, s’il est correctement pratiqué, est reconnu comme adjuvant de la santé physique, psychique et sociale. L’activité physique et sportive adaptée fait même partie de l’arsenal thérapeutique de la prise en charge de nombreuses maladies et pathologies.
Pour autant, le chemin qui reste à parcourir est conséquent. Nous savons que la sédentarité continue d’augmenter alors nous disposons de plus en plus de données concordantes sur les effets négatifs de celle-ci. Par ailleurs, les effets de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. A ce titre, rarement les écarts entre ce que l’on sait et ce que l’on fait, n’auront été aussi importants.
Si la recherche scientifique a d’abord focalisé son attention sur une approche bio médicale mettant ainsi à jour les intérêts de l’exercice physique pour la santé, d’autres secteurs doivent être approfondis. Pour la grande majorité des gens, faire du sport pour sa santé est une motivation qui s’use au fil du temps. La pérennité de l’engagement s’enracine dans des facteurs environnementaux où le plaisir, le bien être, les liens sociaux prennent tout leur sens. C’est donc dans la vie associative que d’autres modes de vie peuvent se construire durablement. A ce titre les associations sportives doivent plus que jamais être soutenues.

Le Val de Marne ne manque pas d’atouts pour relever le défi. Au-delà de la volonté politique, il y a un mouvement sportif sensibilisé depuis de nombreuses années à cette thématique de la santé par le sport. Le dispositif prescriforme, les centres références ressources et les maisons sport-santé sont autant de points d’appuis qui devraient favoriser le développement de la pratique pour le plus grand nombre dans des structures adaptées. Le partenariat avec le département STAPS de l’université de Créteil permettra d’alimenter l’encadrement qualifié inhérent à ce développement de la pratique.

Pour finir, je tiens à remercier, Christophe RICHARD, Philippe GERARD, Sébastien NOLESINI, Sophie DAUDE, Antoine BLANC et Marie France HUDRY, les différents chefs du service des sports du département pour leur confiance. Un remerciement spécial aussi à Corinne BOUVAT, Laetitia MARVILLET, Laetitia CHARLES, Christine MOREAU et tous les membres du comité de lecture pour leurs regards avisés et la pertinence de leurs remarques. Si on peut considérer que le dispositif Sport Santé et Préparation Physique est un succès qui dépasse largement les frontières du département, c’est aussi grâce à eux. Côté entraîneurs, collègues et collaborateurs, j’aurai beaucoup de monde à remercier. Je vais alors juste souligner les collaborations fécondes qui ont été mises en place avec Rachid ZIANE, Laurent DELACOURT, Véronique MARCHAND et Thierry PINJON.
Bonne lecture et bonne continuation à tous,

Thierry MAQUET