Favoriser la socialisation des adultes handicapés avec les maisons partagées Simon de Cyrène

mis à jour le 19/07/2018

Depuis 2017, les maisons partagées Simon de Cyrène, à Rungis, offrent l'opportunité à des adultes handicapés de cohabiter avec des jeunes volontaires valides. Une initiative positive, doublée d'une innovation sociale, soutenue par le Département.

Et si la cohabitation avec des individus valides constituait une alternative à l'institutionnalisation des adultes handicapés souffrant de lésions cérébrales ? Convaincu de l'utilité humaine de cette proposition, le Val-de-Marne a contribué au financement de maisons partagées Simon de Cyrène, à Rungis

À Rungis, déjà 3 maisons partagées

La colocation engendre des bienfaits manifestes en permettant de lutter contre l'isolement. C'est à partir de ce postulat de départ qu'une première maison partagée Simon de Cyrène a ouvert ses portes dans les Hauts-de-Seine, en 2010. Forte du succès humain et social constaté, la fédération fondée par Laurent de Cherisey a développé le concept jusqu'à la construction, en 2017, de nouveaux habitats partagés à Rungis. Dans cette ville, ce sont désormais trois maisons (bientôt cinq) de 550 m² qui sont aménagées pour des résidents cérébro-lésés (de naissance ou suite à un accident de la vie), souffrant de handicaps associés. Au quotidien, dans chaque maison, six habitants jouissent de leur indépendance dans un studio de 30m² qui leur est propre, tout en partageant les espaces communs avec des jeunes en service civique, des assistants professionnels et des responsables de maison qui vivent également sur place. Une vie en collectivité enrichissante pour toutes les parties, laissant éclore une relation solidaire et fraternelle. 

Avant l'admission : critères d'éligibilité et séjours découvertes 


Les maisons partagées Simon de Cyrène
Les maisons partagées Simon de Cyrène

Pour pouvoir accéder aux habitats partagés de Rungis, il existe bien sûr des critères d'éligibilité. Outre la reconnaissance du handicap à au moins 80 % et l'ouverture de droits en terme de PCH, les résidents doivent bénéficier d'un suivi médico-social régulier et manifester une réelle volonté de développer des relations sociales. Ce dernier point est évidemment crucial pour que tous puissent profiter d'une vie en collectivité dans de bonnes conditions.

En ce qui concerne la prise en charge financière de ces hébergements pour les personnes en situation de handicap, elle est ventilée comme suit :

  • le loyer, les repas et les frais relatifs à la vie partagée sont à la charge du résident, grâce à l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'Aide personnalisée au logement (APL) ;
  • l'aide à la personne est financée grâce à la Prestation de compensation du handicap (PCH). Cette aide est octroyée et déterminée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ;
  • enfin, la Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL) accorde une subvention à ces maisons.

Toute la procédure d'admission a bien sûr un objectif précis : vérifier la cohérence et l'adéquation entre le projet d’habitat partagé et les besoins de chaque candidat. C'est d'ailleurs dans cette même optique, que des "séjours découvertes" sont systématiquement proposés.

Améliorer le quotidien des personnes handicapées, un enjeu du Département 

L'investissement du Val-de-Marne dans le développement de l'autonomie et de la socialisation des personnes handicapées s'inscrit dans la lignée de la loi du 11 février 2005. Pour répondre aux besoins des Val-de-Marnais en situation de handicap, le Département mène ainsi une politique volontariste pour améliorer leur quotidien, favoriser leur intégration dans la ville et diversifier les dispositifs d'accueil. Un engagement qui renforce les liens entre les citoyens -handicapés et valides- dynamise le tissu économique et social du territoire et démontre une nouvelle fois l'utilité du Département

 

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