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Insertion : avec Repérages, remobiliser les personnes éloignées de l'emploi grâce à l'audiovisuel

Accompagner le retour à l'emploi en proposant des CDD d'insertion (CDDI) ? C'est tout le projet des chantiers d'insertion comme celui du Collectif Repérages. Cette association, soutenue par le Conseil départemental, aide à remobiliser les personnes éloignées de l'emploi grâce aux métiers de l'audiovisuel.

Grâce à des contrats, allant de 4 mois à deux ans, les salariés en CDDI de l'association Collectif Repérages se remotivent et apprennent des nouvelles compétences. A la sortie, un bon taux d'employabilité : près de 70% des salariés passés par ce jeune chantier d'insertion de l'ESS retrouvent un emploi, dans l'audiovisuel ou non. 

 

Comprendre l'info... en version simplifiée

L'association "Collectif Repérages" a un chantier d'insertion.

Un chantier d'insertion aide les personnes au chômage depuis longtemps, à retrouver un travail. Ces personnes apprenant de nouvelles choses qui les aideront à trouver un emploi plus tard.

Les personnes qui travaillent dans ce chantier d'insertion sont salariées, en contrat court appelé CDDI (contrat à durée déterminée d'insertion).

 

 

Une personne dans la rue qui tient un appareil photo et caméra
©Collectif Repérages

Collectif Repérages : remotiver et remobiliser les personnes sans emploi 

Créée en 2017 à Villeneuve-Saint-Georges, l’association Collectif Repérages est un bel exemple de l'économie sociale et solidaire (ESS) en proposant un chantier d’insertion agréé depuis février 2018. Le but ? Accompagner des personnes éloignées de l'emploi et les remobiliser dans leur recherche, tout en leur faisant acquérir de nouvelles compétences. Liza Alster et Faty Tanriverdi, les deux créatrices de l'association, expliquent la genèse de ce projet soutenu par le Conseil départemental depuis ses débuts.

"En 2018, on accueillait 6 salariés en insertion et en 2021, on en accueille 12. La question de proposer l’audiovisuel et l’image dans notre structure d’insertion était une manière pour nous de concevoir une nouvelle offre d’insertion en Val-de-Marne et de penser l’image autrement. On s’imagine l’audiovisuel comme quelque chose de très éloigné de nos préoccupations quotidiennes. Alors que l’image, c’est en réalité quelque chose qui nous interpelle tous. La notion de l'image fait également écho à la confiance en soi, c'est d'ailleurs un point que l'on essaie de travailler avec nos salariés de notre structure."

 

... et apprendre de nouvelles compétences 

Utiliser l'audiovisuel pour interroger la mémoire et le patrimoine du Val-de-Marne

En accompagnant des salariés pour des contrats de 4 mois à 2 ans, le collectif Repérages aide ces personnes à acquérir de nouvelles aptitudes utiles à des métiers parfois éloignés de l'audiovisuel. Car non, Repérages ne forme pas forcément des apprentis réalisateurs : c'est un vaste champ de qualifications qui peuvent être acquises.

"Un tournage vidéo fait appel à plein de savoir-faire : de l’organisationnel, de la direction d’interview, du rédactionnel, de l’électricité, du secrétariat, de la livraison, de la restauration, du soin, du maquillage... Des compétences transférables à d'autres métiers." expliquent à l'unisson les deux femmes à l'origine du collectif.

Si Liza et Faty ont choisi ce secteur d'activité pour le chantier d'insertion, c'est pour des raisons d'expertises personnelles (l'une a travaillé dans la réalisation, l'autre dans la production), de pertinence du projet et d'appétence pour la valorisation de Val-de-Marne. "On travaille beaucoup sur la mémoire des quartiers, la valorisation des territoires ou encore la rénovation urbaine dans les quartiers prioritaires. C’est une manière pour nous d’interroger la mémoire et le patrimoine val-de-marnais."

On a fait un gros travail pour déconstruire l’image du technicien audiovisuel, afin d'accueillir désormais davantage de femmes, de seniors et davantage de personnes en reconversion.

 

Une salariée tenant un appareil photo avec caméra dans les mains, pendant un tournage vidéo en extérieur
Pendant un tournage avec le Collectif Repérages

Les salariés du Collectif Repérages ? Un public varié

Co-financé par l'Etat et le Département, le chantier d'insertion du collectif s'adresse aux Val-de-Marnais sans emploi, qui ont un projet professionnel. Pas la peine que ce dernier s'ancre dans le secteur audiovisuel, le chantier d'insertion peut être bénéfique à tous. Parmi les salariés, les profils sont très variés, comme l'expliquent Liza et Faty : "Depuis 2018, on a accompagné une quarantaine de personnes. Au départ, on avait un public très jeune et très masculin, plutôt issu des quartiers prioritaires. On a fait un gros travail pour déconstruire l’image du technicien audiovisuel afin d'accueillir désormais davantage de femmes, des personnes plus âgées, davantage de personnes en reconversion. On travaille aussi avec un public sortant de prison et des travailleurs handicapés, même si ce n'est pas la majorité de notre public."

 

Un parcours individualisé pour chaque salarié

"En moyenne, on est sur une durée de contrat d’un an."

Cette diversité de profils est indispensable pour mener à bien les projets vidéos. "Les durées de contrats chez nous, comme les parcours, sont individualisés. A leur arrivée, ils ont tous un contrat de 4 mois (renouvelable jusqu’à 24 mois) et on s’adapte ensuite en fonction de leur projet professionnel. En moyenne, on est sur une durée de contrat d’un an, mais il n’y a pas de règle.

En plus de cette individualisation, il y a aussi un accompagnement collectif, car on forme des équipes pour réaliser des prestations audiovisuelles. L’esprit d’équipe est donc important. A nous de trouver un équilibre et une complémentarité entre les différents profils. Que ce soit en termes d’âge, d'origine sociale ou de projet socio-professionnel."

"L'équipe en charge de l'ESS au Département a été d'un soutien infaillible à nos côtés.

Trois personnes jeunes dans la rue assis sur des escaliers, en train de prendre des photos
©Collectif Repérages


Le Conseil départemental, premier (et fidèle) soutien 

Soutenu par l'Etat, le projet du Collectif est également porté par le Département. "Le Conseil départemental nous a permis de démarrer en tant que lauréat de l'appel à projets annuel de l'ESS. La collectivité a été le soutien le plus régulier, le plus fidèle pour nous aider à repenser l’évolution de notre structure, pour anticiper les difficultés et mieux les gérer. Il a aussi été très présent, particulièrement pendant la difficile crise sanitaire de 2020. L'équipe en charge de l'ESS au Conseil départemental a été d'un soutien infaillible à nos côtés pour nous aider à accompagner les personnes éloignées de l'emploi". 

 

Repérage produit des vidéos pour toutes sortes de publics

Si le collectif Repérages contribue à l'insertion professionnelle de personnes en difficulté, l'association vend les prestations audiovisuelles réalisées par les salariés en CDDI. Les reportages réalisés sont destinés autant aux associations, artistes, entreprises, fondations d’entreprises... et même collectivités.

Et le Conseil départemental du Val-de-Marne est bien placé pour le savoir puisque si la collectivité soutient l'association depuis le début, elle a également fait appel aux services de Repérages pour réaliser les portraits des derniers lauréats de l'appel à projets annuel ESS, en 2020. Le même appel à projets qui avait permis au collectif de se lancer, il y a quelques années !

Et la boucle est bouclée. 

>> Découvrez les reportages réalisés par le collectif Repérages sur leur chaîne YouTube


 

Qu'est-ce que l'économie sociale et solidaire (ESS) ?

Soutenir l'emploi par une économie vertueuse : c'est là tout l'objectif de l'Economie Sociale et Solidaire, ou ESS, qui fonde son existence sur les principes de solidarité et d'utilité sociale. C'est donc dans le vaste champ de l'ESS que naissent les chantiers d'insertion.

Différents types de structures peut se considérer comme faisant de l'ESS : des associations, des mutuelles, des fondations, des coopératives, des entreprises agréées, des entreprises d’insertion. En quelques mots, l'économie sociale et solidaire, c'est : 

  • une « lucrativité limitée » : les bénéfices sont obligatoirement réinjectés dans le projet et/ou les salaires, actionnariat très limité et peu rémunérateur
  • un engagement local : approvisionnement responsable, emplois locaux et non délocalisables
  • une utilité pour le territoire, l’environnement et la population

Le soutien à l'économie sociale et solidaire (ESS)

Le Val-de-Marne accueille plus de 3850 structures employeuses et des milliers...

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