Conseil départemental

Vivre en Val-de-Marne

Les deux-roues peuvent circuler entre les files en toute légalité

mis à jour le 27/03/2019

Depuis lundi 1er février 2016, les deux et trois roues motorisés peuvent circuler entre les files de façon parfaitement légale. Cette expérimentation de quatre ans est menée par le Ministère de l’intérieur dans 11 départements dont le Val-de-Marne.

Il est possible de se faufiler parmi les voitures sans craindre le regard désapprobateur d’un automobiliste ! Pendant quatre ans, le ministère de l’intérieur souhaite expérimenter la circulation inter-files pour fluidifier le trafic et encadrer cette pratique déjà bien connue des motards. Il n'est donc pas question de le faire dans n’importe quelles conditions. Les motos et les scooters peuvent uniquement circuler entre deux files lorsque la circulation est dense, mais uniquement sur les autoroutes, les routes et les boulevards périphériques qui ont au moins deux fois deux voies, séparées par un terre-plein. Les deux-roues doivent également respecter un certain nombre de règles, à commencer par la vitesse de circulation qui ne doit pas excéder les 50 km/h. Au delà, les motocyclistes doivent obligatoirement reprendre leur place dans la file de circulation prévue à cet effet. Toute infraction aux règles prévues par le Code reste valable : non-respect de la distance de sécurité, changement de voie sans avertissement préalable ou dépassement par la droite.

Dans le Val-de-Marne, il est possible de circuler entre les files sur le boulevard périphérique, l'A6, l'A86 ou l'A4. © Michael Lumbroso
Dans le Val-de-Marne, il est possible de circuler entre les files sur le boulevard périphérique, l'A6, l'A86 ou l'A4. © Michael Lumbroso

Un bilan détaillé de cette expérimentation rendu public

Bien que massivement pratiquée par les deux-roues motorisés, la circulation inter-files n’est pas autorisée par le Code de la route, elle n’est donc ni encadrée, ni enseignée dans les écoles de conduite. Cette période d’essai fait suite à une recommandation du Conseil national de la sécurité routière qui s’est réuni en décembre 2013. L'expérimentation pourra être prolongée pour une année supplémentaire et être étendue à l’ensemble du territoire si elle s’avère concluante. C’est le Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) qui sera chargé de piloter le suivi de l’opération. Des rapports d’évaluation annuels seront établis et rendus publics pour mesurer l’impact de cette mesure, notamment sur l'accidentalité. Plusieurs enquêtes seront également menées auprès des usagers pour observer l’acceptation de cette mesure auprès de la population.

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