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Protection de l'enfance : le Département toujours aussi engagé

Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP), accueil familial départemental, action éducative en milieu ouvert (AEMO) ou en foyer de l'enfance, contrats jeunes majeurs, dispositif REAJI...Retour sur les actions du Conseil départemental du Val-de-Marne en matière de protection de l'enfance.

Le Département maintient ses engagements pour protéger les enfants en danger.

Malgré un cadre budgétaire contraint, le Conseil départemental s'efforce de mener et conserver une politique ambitieuse en faveur de l’enfance et de la jeunesse. Le Département du Val-de-Marne développe ses engagements et son action pour protéger les enfants en danger. L'ambition est de proposer toujours plus de prévention, pour mieux repérer et adapter les dispositifs d'accueils et répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant.

Pour servir cette ambition, la collectivité consacre plus de 171 300 800 € à la protection de l’enfance. Les nombreuses interventions du Département entrent dans deux grandes catégories :

  • le dispositif d'évaluation, de prévention et d'accompagnement
  • le dispositif de protection et de prise en charge 

Outre le travail mené par les professionnelles et professionnels de la protection de l'enfance, le Département s'appuie sur un réseau d'acteurs associatifs et institutionnels (justice, éducation nationale, services de santé) pour repérer, aider, protéger et accompagner les mineures et mineurs en danger. Un travail crucial que la collectivité souhaite évidemment améliorer. 

 

Protection de l'enfance : focus sur 5 actions fortes du Département

 

La cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP)

Maillon essentiel du circuit de la protection de l'enfance, la CRIP est chargée du recueil, du traitement et de l'évaluation, à tout moment et quelle qu'en soit l'origine, des informations préoccupantes relatives aux mineures et mineurs en danger ou en risque de danger. En 2019, 5 779 enfants ont été concernés par des informations préoccupantes dont 40 % proviennent de l'Education nationale. 

> Signaler un enfant en danger

L'accueil familial départemental

L'assistant ou assistante familiale (aussi connu sous les termes "famille d'accueil") accueille à son domicile un ou plusieurs jeunes de moins de 21 ans. Son rôle est de les accompagner dans leur vie quotidienne, leur offrir un environnement sécurisant pour leur épanouissement. 

En 2019, 691 enfants étaient accueillis auprès d'assistantes et assistants familiaux. 80% des enfants et jeunes placés le sont sur décision judiciaire. Si ces derniers sont de plus en plus nombreux, le Département continue de recruter des assistantes et assistants familiaux pouvant répondre à des besoins spécifiques en matière d'accueil. Ces derniers sont accompagnés par des profesionnels du Département, tout au long de la prise en charge des enfants.

 

Le dispositif d'AEMO (action éducative en milieu ouvert)

L'AEMO est une mesure éducative qui permet de travailler le maintien de l'enfant à domicile pour améliorer la situation de la famille concernée. Selon le profil de la ou du mineur, le tribunal pour enfants peut en effet privilégier cette mesure spécifique d'un an renouvelable. En optant pour ce dispositif, le juge permet à l'enfant de rester dans sa famille tout en étant accompagné par des éducateurs ou éducatrices d'une des quatre associations financée par le Département. En 2018, plus de 1400 familles ont ainsi bénéficié d'une AEMO.

Une mesure d’AEMO, qu’est-ce que c’est ?

L'accueil en foyer de l'enfance

Dédié à l'urgence, le foyer accueille les jeunes pour une durée de trois à six mois. Durant cette période, la ou le mineur et sa situation familiale sont évalués par les éducateurs et éducatrices du foyer et l'équipe "enfance" de l'espace départemental des solidarités (EDS). À l'issue de l'évaluation, certains jeunes peuvent retourner dans leur famille. La majorité accède à des solutions pérennes, comme une maison d'enfants à caractère social (MECS) , une famille d'accueil ou encore un appartement individuel ou en colocation pour les plus autonomes.

Le placement n'est ainsi qu'une mesure parmi une palette de possibilités pour aider une famille en difficulté. En 2018, en moyenne 150 jeunes étaient accueillis chaque mois dans les cinq foyers publics départementaux du Val-de-Marne. Pendant toute l'année 2018, 330 enfants ont intégré un foyer départemental et 321 en sont sortis. Parmi les foyers gérés directement par le Département, c'est le foyer de Sucy-en-Brie qui accueille les plus jeunes enfants, de 0 à 10 ans. Ce dernier a récemment fait l'objet d'une exposition réalisée par d'anciennes et anciens pensionnaires.

Les cinq foyers départementaux ont tous été rénovés en 10 ans. Deux nouveaux ont ouvert leurs portes en 2019.

Les contrats jeunes majeurs et le dispositif REAJI

Le Département a toujours porté une ambition forte avec ses partenaires : accompagner les jeunes confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE) le mieux possible, c'est à dire éventuellement au-delà de leurs 18 ans, jusqu'à leur insertion sociale et professionnelle. C'est pourquoi tous les jeunes de l'ASE qui le souhaitent et qui ont un projet peuvent, à 18 ans, bénéficier d'un contrat jeune majeur, lequel peut s'étendre jusqu'à 21 ans. Ce contrat peut leur apporter un hébergement, une allocation et un accompagnement pour leurs démarches liées à la formation et à la recherche d'emploi. 726 jeunes ont été accompagnés au-delà de leur majorité en 2019, ils étaient 649 en 2018 : 88 % des jeunes sortis de l'ASE ayant eu 18 ans en 2019 ont signé un contrat jeune majeur. Les 12 % restants, n'ayant pas souhaité contractualiser, peuvent toutefois solliciter la collectivité jusqu'à leurs 21 ans pour bénéficier d'un contrat jeune majeur.

Le Département a toujours porté une ambition forte : accompagner les jeunes confiés à l'ASE le plus loin possible.

Le dispositif REAJI (renforcer l'autonomie des jeunes par leur insertion) propose une offre de service et une palette d'outils diversifiés pour soutenir les jeunes de 16 à 20 ans dans leur démarche d'insertion sociale et professionnelle, et ainsi faciliter leur autonomie à la sortie du dispositif ASE. Trois axes de travail ont été développés pour permettre aux jeunes et à leurs référentes et référents de construire des parcours individualisés :

  • le logement : les coopérations avec divers organismes, dont des bailleurs sociaux, ont permis de faciliter l'autonomie de 50% des jeunes qui ont ainsi eu accès à un logement social ou un foyer pour jeunes travailleurs ;
  • l'emploi structuré (parrainage professionnel, formations qualifiantes pour les personnes non-diplômées...) : en 2019, 368 jeunes ont bénéficié de l'une des actions d'appui à l'insertion professionnelle (contre 191 en 2018). 77 % d'entre eux ont décroché un emploi ou une formation en alternance ;
  • l'insertion sociale et scolaire : le dispositif REAJI offre des suivis adaptés avec des parrainages affectifs et du soutien scolaire.

Les deux derniers dispositifs permettent aux jeunes de se créer un réseau et d'être ainsi soutenus.

Protéger les enfants

La protection de l’enfance est une compétence obligatoire du Conseil départemental....

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