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Qualité de l'air, bruit : quels sont les impacts du confinement ?

Les mesures de confinement mises en place pour limiter la propagation du Covid-19 ont bouleversé les modes de vie. Selon le bilan d’AirParif, celles-ci ont un impact positif sur la qualité de l’air extérieur après seulement quelques semaines. Qu'en est-il du bruit et de l'air intérieur des habitations ?

 Eric Legrand
Les mesures de confinement liées au Covid-19 provoquent une amélioration de la qualité de l’air dans l’agglomération parisienne ; crédit : Eric Legrand

Qualité de l’air extérieur

Les rapports de mesures de la qualité de l'air réalisées par AirParif montrent une amélioration de la qualité de l’air de 20 à 30% dans l’agglomération parisienne et une baisse de plus de 60% pour les émissions d’oxyde d’azote. Le long des grands axes de circulation, cet impact peut être encore plus important. Autre effet positif, cette baisse des polluants de l’air s’accompagne d’une baisse du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre.

 

Si la qualité de l’air extérieur s’améliore, qu’en est-il de l’air intérieur ?

En temps normal, nous passons 80% de notre temps dans un environnement clos et en période de confinement cela peut nettement augmenter. L’air intérieur est cinq à dix fois plus pollué que l’air extérieur, il est donc primordial de le renouveler.

Recommandations de l’Ademe

  • Aérer au moins dix minutes par jour son logement et ne pas hésiter à laisser ses fenêtres ouvertes.
  • Si vous réalisez des travaux de bricolage, les produits utilisés sont souvent nocifs et certains travaux produisent des poussières. Aérez soigneusement pendant et après les travaux.

 

Entretenir le système de ventilation

  • Trop souvent négligée, une bonne ventilation de l’habitat est pourtant essentielle pour vivre dans une maison saine. Elle apporte de l’air neuf, évacue les odeurs et les polluants, élimine les excès d’humidité et fournit aux appareils à combustion l’oxygène dont ils ont besoin.
  • Pour que votre ventilation fonctionne bien, il ne faut jamais boucher les grilles hautes et basses d’aération, et nettoyer régulièrement les bouches d’extraction, les filtres et les entrées d’air. Un spécialiste assurera l’entretien complet de votre VMC (ventilation mécanique contrôlée) tous les trois ans environ.

 

Utiliser les chauffages d’appoint avec précaution

N’utilisez pas les chauffages d’appoint au pétrole ou au gaz en continu, ni pour chauffer une chambre, ni pour une pièce mal ventilée.

Dans la mesure du possible :

  • Optez pour les produits les moins nocifs possibles, notamment pour l’entretien ménager. Vous limiterez ainsi l’émission de composés organiques volatils (COV) et de polluants.
  • Vous pouvez également fabriquer vos propres produits d’entretien, ce qui évite d’utiliser des produits nocifs et également de réduire le coût.

Téléchargement : guide de l’air intérieur de l’Ademe

 

Le Département et la qualité de l’air intérieur

Tout au long de l’année, le Département contrôle la qualité de l’air intérieur de ses bâtiments, des crèches et des collèges. Le laboratoire départemental de santé environnemental effectue ces mesures de surveillance.

La réduction des nuisances sonores

Les 150 stations de mesure de Bruitparif déployées en Île-de-France sont unanimes : avec le confinement décrété en raison de l’épidémie de covid19, un silence inhabituel a envahi l’Île-de-France et notamment sa zone urbaine dense.

La raison en est simple : la très forte baisse des émissions sonores en lien avec la diminution drastique des trafics routier, aérien et même ferroviaire, l’arrêt des chantiers et la fermeture de nombreuses activités et lieux festifs (bars, restaurants et établissements diffusant des sons amplifiés), un calme exceptionnel qui laisse entendre le chant des oiseaux.

Une baisse de 50 à 80% des émissions sonores générées par la circulation routière a été enregistrée. La nuit, ces émissions peuvent même atteindre 9 dB(A) aux abords de certaines voies dans Paris intra-muros, ce qui représente un niveau sonore réduit de près de 90% !

Consulter le rapport en détail

Au quotidien, le Département agit pour réduire les effets nocifs du bruit sur la population

Isolation renforcée des bâtiments départementaux, aménagements spécifiques (protection phonique, écrans antibruit), promotion des transports collectifs et des modes de déplacements doux, limitation des vitesses de circulation… Autant d’actions sont menées par le Département afin de lutter contre la pollution sonore en Val-de-Marne.
En mettant en place ces protections et en investissant dans la rénovation du bâti en matière d’isolation, le Conseil départemental associe sa politique de développement énergétique avec une politique de lutte contre les nuisances sonores.

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