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Réaménagement des berges de Seine : les chantiers se poursuivent

mis à jour le 18/03/2016

Depuis 2011, le département du Val-de-Marne a engagé un vaste 
programme de revalorisation des berges de la Seine. Les abords du fleuve sont progressivement transformés pour préserver la biodiversité et favoriser les circulations douces.

Ré-ouvrir des accès à la Seine, faciliter la circulation des cyclistes et des piétons, préserver la biodiversité. « Le  réaménagement des berges de Seine est un projet global de réaménagement du territoire pour redonner vie au fleuve », explique Christian Favier, Président du Département du Val-de-Marne. Du Port-à-l’Anglais de Vitry-sur-Seine en passant par le quai Blanqui situé à Alfortville ou encore les berges de Villeneuve-Saint-Georges, plusieurs sites ont déjà été réaménagés.

5 360 mètres de berges réaménagées

Depuis 2011, 5 360 mètres de berges ont été réaménagés et d’autres sites sont en passe d’être entièrement repensés. Fin 2015, le Département a notamment lancé un chantier d’aménagement sur les berges d’Orly. Une voie verte en sable compacté sera créée au printemps 2016 pour permettre aux usagers de se promener le long du fleuve. Accessible à toutes les circulations douces et large d’environ 2 mètres sur 900 mètres de long, cette voie sera agrémentée d’un sas afin d’en empêcher l’accès aux 2 roues motorisés. Autre chantier en cours : le réaménagement du quai de la Baronnie à Ablon-sur-Seine. Aujourd’hui, cette voirie possède une chaussée large, des trottoirs étroits, et elle souffre d’un trafic automobile important en raison de sa proximité avec le pont de Villeneuve-Saint-Georges. L’objectif est de réduire la nuisance des automobiles en limitant la vitesse à 30 km/h. Côté Seine, la construction d’un trottoir plus large et l’installation d’une noue amélioreront le paysage et rendront la circulation piétonne plus sûre. Prochaines étapes dans le réaménagement des berges de Seine : l'aménagement d’un tronçon cyclable entre le pont de Choisy-le-Roi et l’Essonne sur l’axe de l’Eurovéloroute n° 3 reliant Trondheim en Norvège à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. L’inauguration est d'ores et déjà prévue en juin 2016. 

À Ablon-sur-Seine, les oiseaux trouvent des abris dans les arbres en bordure de  fleuve. Les espèces se reproduisent, nichent et se nourrissent sur les berges. © Michael Lumbroso
À Ablon-sur-Seine, les oiseaux trouvent des abris dans les arbres en bordure de fleuve. Les espèces se reproduisent, nichent et se nourrissent sur les berges. © Michael Lumbroso

Les abords sauvages représentent 24% des berges de Seine

Avec 28,5 kilomètres de berges de Seine en Val-de-Marne, le fleuve est depuis toujours un axe qui structure les déplacements automobiles. Durant de longues décennies, ses berges ont été consolidées pour créer des voies de circulation. La présence d’installations portuaires et industrielles ainsi que l'expansion du trafic fluvial ont également conduit à construire des digues et des perrés, revêtements en pierres ou en maçonnerie destinés à renforcer les rives. Toutes ces raisons font que les abords « sauvages » de la Seine ne représentent aujourd’hui que 24% de l’ensemble des berges. Le département tient particulièrement à préserver et renforcer ces zones car les berges ne sont pas de simples espaces entre l’eau et la terre, mais de véritables zones de transition qui possèdent une grande valeur écologique. Dans ces espaces, plus la flore est variée plus la faune est nombreuse. Les racines des plantes en bord de berges servent de refuge aux poissons et organismes aquatiques. Les oiseaux trouvent des abris dans les arbres en bordure de fleuve. Les espèces se reproduisent, nichent et se nourrissent sur les berges. Ce sont de véritables corridors écologiques qui constituent des axes de déplacement privilégiés entre plusieurs milieux naturels.

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